Centre interdisciplinaire de formation à la psychothérapie relationnelle
Ecole pour la psychothérapie relationnelle et multiréférencielle
Principe de cohérence (l’étymon d’ethos renvoie au mortier, au liant) théorique, morale, méthodologique, intégré au cours et du parcours de démarche individuelle et de la formation-transformation de psychanalyste ou de psychothérapeute relationnel.
L’éthique qui est la nôtre est une morale du sujet et de l’intersubjectivité, une éthique du processus de recherche commun de la vérité de la personne qui entreprend sa démarche, singulière, vers une situation intelligible et sensible en même temps, d’elle dans le monde et au monde.
L’éthique renvoie aux valeurs. Une valeur-clé en psychothérapie relationnelle est que la personne qui entreprend sa démarche accède à une meilleure conscience de celles qu’il engage dans sa vie, et qu’il le fasse en meilleure connaissance de cause. S’il entreprend de les réviser après les avoir revisitées et compris à quoi elles tenaient dans son histoire, c’est son affaire.
Ainsi la psychothérapie relationnelle — et multiréférentielle ce qui peut compliquer la figure, est-elle en soi, en tant qu’émettrice de valeurs, a priori non conformisante, sinon non conformiste. Son éthique du libre examen de tout peut comporter de la rebelion, en tout cas elle ne comporte pas une morale d’ajustement docile irréfléchi au socius ambiant, ou de réduction du symptôme vers une conformité souhaitée par la société. Au contraire, en en révélant le sens, elle peut engendrer le refus de l’injustice (prenant en compte comme dit Freud qu’il n’existe pas de Bureau des réclamations quelque part), de ce qui risque d’aparaître comme incorrect.
À propos de réduction, les états-uniens appellent non sans humour leur psychanalyste réducteur de tête. Il s’agit exactement du contraire. Intéressant renversement lexical.
Expression d’angoisse professionnelle et identitaire chez les psychothérapeutes relationnels et psychanalystes, désignant la sortie inopinée de cadre. Cette expression pointe le souci constant de disposer au cours du processus de suffisamment de repères, même en période de confusion et de chamboulement, de stabilité ontologique et de sécurité de base, pour pouvoir poursuivre le travail. Une bonne supervision peut aider à se retrouver quand la situation tend à devenir erratique. L’alliance d’audace et de maintien en conformité avec un modèle de référence est toujours limite, la progression clinique requérant une inventivité constante et une insécurité sûre parfaitement paradoxale.
Cette expression familière renvoie à l’ethos, au ciment de morale professionnelle qu’on appelle éthique, attitude intégrée par le praticien, caractéristique des pratiques psychiques de la dynamique de la subjectivité que sont la psychanalyse et la psychothérapie relationnelle. Par définition le psychothérapeute relationnel agit en sens et conscience, et se donne les moyens de recadrer les irruptions sémantiques apparemment incongrues qui tout au long du travail surgissent et fournissent des pistes à explorer avec art et patience.