CIFP

Centre interdisciplinaire de formation à la psychothérapie relationnelle

Ecole pour la psychothérapie relationnelle et multiréférencielle

Glossaire

psychologie clinique

Lagache, à la fois médecin, psychologue et psychanalyste, aurait pu mourir de distension ligamentaire provoquée par le grand écart entre ces trois disciplines auquel il avait coutume de s’adonner, déniant leur incompatibilité par sa fameuse "unité de la psychologie". Il y a comme ça des personnalités englobantes, et des époques où elles peuvent encore disserter sous le sceau du déni, avec d’autant plus d’ardeur que la réalité impitoyablement le récuse. Bref, la psychanalyse s’est fait héberger chez les psychologues, le temps que ça dure, en cultivant l’ambiguïté de la situation sur un demi siècle.

La psychothérapie relationnelle, qui alors s’appelait psychothérapie tout court, s’est bien fait héberger pendant une décennie à l’ANOP, Association nationale des organismes de psychologie, pour s’en voir débarquer finalement, en bonne logique épistémologique et institutionnelle, à l’issue de la Déclaration de Strasbourg (1990).

La psychologie clinique permet encore aujourd’hui à la psychanalyse embarquée elle à bord du vaisseau psychologie de considérer qu’elle y a ses chaloupes. Elle y pèse de moins en moins lourd. Aux yeux des thérapies comportementales et cognitives, pénétrées d’un neuroscientisme triomphaliste, la psychanalyse est périmée et d’ailleurs tout à fait insuffisamment "scientifique", entendez scientiste. Pensez donc, grâce à l’imagerie cérébrale et aux implants dans le cerveau on va bientôt tenir la preuve scientifique de n’importe quoi concernant le psychisme, à commencer par la preuve de l’inexistence de l’inconscient, ou sa redéfinition en des termes qui écrasent le concept. En tout cas en matière de preuve, celle de la force du désir d’en finir avec la psychanalyse, la psychothérapie relationnelle et leur fumeux processus d’avènement du sujet, elle, est toujours bien vivante, preuve de leur importance (voir enjeu idéologique et politique, mondialisation, évaluation, expertise, comportementalisme, normalisation) .

Pour conclure, l’habillage du courant psychanalytique dans l’institution universitaire en psychologie clinique permet à quelques UFR de disposer de niches psychanalytiques ce qui conduit les psychologues qui s’y forment de se croire psychothérapeutes relationnels ou psychanalytiques d’inspiration, vu la théorie dispensée, sans avoir parcouru le cheminement requis. Ils n’auront pas acquis la compétence pertinente, que certains peuvent croire avoir absorbée par osmose en ayant passé eux-mêmes un certain temps en psychanalyse ou en psychothérapie (relationnelle ou pas).

Rappelons qu’il faut pour qualifier un psychothérapeute relationnel remplir les cinq critères et pas seulement quelques uns plus des études en psycho. En la matière, on ne saurait raisonner comme à l’université en termes d’équivalences. Une confusion tenace marque l’appellation psychothérapeute pour ces professionnels, et même pour ceux qui les forment, ce qui expliquent qu’ils ont ignoré jusqu’à une date récente le concept de psychothérapie relationnelle, et son système d’exigences clairement spécifié.

Au bout du compte entre des psychologues teintés, et non teints dans la masse, et des psychothérapeutes relationnels spécifiquement formés, la différence est de nature. Seule une habilitation professionnelle du type de l’acceptation dans une société de psychanalyse ou l’agrément par une société titularisante en psychothérapie relationnelle peut qualifier un psychothérapeute relationnel ou un psychanalyste. Sans ce maillage indispensable, pas de sécurité déontologique.

C’est à cette condition que certains psychologues, généralement "cliniciens" mais pas obligatoirement, deviendront psychothérapeutes relationnels, véritablement, ou psychanalystes, au prix de longues études complémentaires (de l’ordre au minimum de quatre ans). Nombreux sont les psychologues qui continuent d’éprouver de la difficulté à comprendre qu’ils procèdent de deux épistémès distinctes et antagonistes. Se référer à l’article cumul.

> analyse bioénergétique

> ARTEX — Atelier de recherche en [psycho]thérapie existentielle [gestaltiste]

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