CIFP

Centre interdisciplinaire de formation à la psychothérapie relationnelle

Ecole pour la psychothérapie relationnelle et multiréférencielle

Glossaire

psychothérapie

Dernière mise à jour 19 septembre 2011

Sans spécification ce terme prête à confusion. La psychothérapie relationnelle s’en est disjointe pour marquer son territoire épistémologique et éthique propre.

Voir aussi
 psychothérapie = 4 psys
 la psychothérapie & les psychologues


Définition 1

Processus psychique opérant à partir de la conjonction d’un professionnel proposant un cadre déterminé et d’une personne entreprenant la démarche à partir de ce cadre de l’entretenir d’elle et des souffrances et conflits dont elle ne parvient pas à se sortir. L’idée de psychothérapie est corrélative à celle de changement.

Toute psychothérapie comporte une théorie générale du psychisme humain, une psychopathologie, une méthodologie à engager pour aider par le moyen de la parole.

On distinguera

 la psychothérapie de type objectiviste, d’orientation médicale ou psychologique, qui propose un traitement  : un sujet agent expert administre des soins, fournit des directives, à un patient qui en est l’objet.

 la psychothérapie de type relationnel, d’orientation psychanalytique ou phénoménologique, qui jouant sur la dynamique de la rencontre comme relation soignante en elle-même, dans l’entre deux intersubjectif, assiste par voie de dialogue l’intéressé à prendre soin et conscience de lui, mobilisant le souci de soi et l’engagement de sa responsabilité.

Il n’existe pas de définition officielle ou légale de la psychothérapie. La psychothérapie vue par un professionnel est celle qu’il pratique ou croit pratiquer. Souvent il conçoit difficilement qu’on puisse se la représenter autrement que lui.

Historiquement le terme apparaît dans le titre de l’ouvrage de Bernheim, Hypnotisme, suggestion et psychothérapie. Il sera utilisé continument jusqu’à nos jours dans les sens les plus divers.

On peut classer les psychothérapies selon une dizaine de catégories, plutôt que les lister par simple inventaire rhapsodique, parfois fort prévertissant.

19 août 2011 – PHG


Terme désignant de façon générique tout travail psychique

 de type cognitiviste comportementaliste, neuronal

 d’adaptation personnelle et sociale ou de rééducation

 processuel aboutissant à un récit de soi inédit au cours duquel le sujet ayant entrepris sa narration de soi s’atteint dans son être en qualité d’auteur de ce récit.

 de type psychodynamique, inspiré par la psychanalyse, de découverte de soi en tenant compte du transfert, de la dimension de l’inconscient et du primat de la sexualité.

 de résolution des problèmes de l’existence par la voie de la parole (écoute, accompagnement).

Ce terme générique ne tient pas compte de l’organisation structurale du champ conceptuel, qui répartit la psychothérapie selon la ligne de partage épistémologique de l’implication intersubjective ou de la mise en œuvre d’une stratégie d’intervention objectiviste.

Ce terme ne permet pas de discriminer l’actuel basculement de paradigme de l’univers psy, où la psychiatrie redevenue neuropsychiatrie administre la santé mentale avec des méthodes et une épistémè objectivistes et managériales.

Hist. – de La psychothérapie à la psychothérapie relationnelle

L’usage du terme psychothérapie est libre en France. En effet, fort heureusement, la tâche de définir (puis régenter, évidemment) "la" psychothérapie – entité qui pourrait mériter l’emploi du pluriel – incombe seulement aux praticiens et chercheurs des domaines multiples répondant diversement à cette appellation. En aucun cas au législateur. Notre mouvement ou mouvance comme on voudra, autour d’un collectif de chercheurs regroupés au sein du SNPPsy et de l’Affop, ont "décroché" de l’appellation générique, hétérogène, pour cerner et discerner le concept de psychothérapie relationnelle.

Jusqu’en 1996, ceux qui répondaient au nom de "Les psychothérapeutes" pensaient représenter eux seuls légitimement "La psychothérapie", celle que définissaient les deux syndicats historiques, que représenta et revendiqua l’Association internationale de psychothérapie, celle de la Déclaration de Strasbourg. Le Snppsy à la suite de toute une réflexion, en vint à concevoir que chacun se prétendant le seul représentant légitime de la psychothérapie telle qu’il la concevait, il fallait discerner et que nul ne pouvait prétendre à l’universalité du nom ni du concept, sinon comme terme générique complexe et contradictoire dans ses fondements épistémologiques. Cela conduisit au Carré psy et corrélativement à la définition délimitée de psychothérapie relationnelle, débouchant sur une conception politique et scientifique d’articulation de blocs disciplinaires distincts.

Délimiter des champs et pratiques hétérogènes

Cela permit d’échapper aux confusions et de distinguer entre autres

 la psychologie clinique, sorte de compromis trouble entre psychanalyse d’université et psychologie psychopathologiste (lieu d’exercice principal l’hôpital)

 la pratique des psychiatres spécialisés en psychopathologie médicale [1] n’ayant souvent pas suivi même de cours de psychothérapie à l’université.

 la pratique des psychologues (pratique souvent hospitalière) n’ayant ni effectué une démarche personnelle quelconque ou du moins suffisante pour se connaître eux-mêmes, et disposant encore moins de formation approfondie à la psychothérapie relationnelle précisément.


définition 2

Soin par la parole, accompagné ou non d’une dimension émotionnelle ou corporelle. La psychothérapie peut relever du soin-souci de soi (psychopraticien relationnel ou psychanalyste) ou du soin-traitement administré (médecin ou psychologue revêtu du titre réservé de psychothérapeute). Les deux types de soin se combinent parfois.

Art du psychothérapeute au sens général du terme et non uniquement du professionnel du psychisme psychologue ou médecin jouissant du privilège de ce titre en France.

Psychothérapie relationnelle : "les psychothérapeutes qui œuvrent par dans et pour la relation [6], à partir d’elle et par son ressort, dans le cadre d’une psychothérapie du lien et de la dynamique de la subjectivité, intégrant sous des formes diverses la dimension du transfert, ont choisi de se dire relationnels. La psychothérapie relationnelle [7] est issue du courant de la psychologie existentielle américaine des années 50, relancée sous le nom de psychologie humaniste puis de Nouvelles thérapies dans les années 70 et 80. Elle procède de la même éthique et méthodologie que la psychanalyse. Dont, sans pour autant émaner d’elle purement et simplement, elle porte souvent l’empreinte."

Classification des professionnels exerçant la psychothérapie

a) psychothérapeute 1terme générique. Professionnel pratiquant la psychothérapie. Lorsque nous traduisons des textes étrangers ignorant notre spécificité nationale, nous sommes conduits à parler de psychothérapeute au sens générique. La loi française introduit une ambiguïté terminologique en ayant fait d’un nom de profession un titre réservé.

b) psychothérapeute 2 – psychothérapeute par titre : en hexagonal, psychologue ou médecin (le psychiatre est médecin) ayant revendiqué son inscription à ce titre sur une liste régionale.

c) psychopraticien : nom de métier ouvert à tous, "psychothérapeute 1" exclu du (droit au) titre réservé dorénavant aux médecins et psychologues.

d) psychopraticien relationnel : spécialité, praticien en psychothérapie relationnelle (voir ce terme ci supra) la plupart du temps à titre exclusif

e) psychopraticien relationnel® : appellation protégée INPI. Désigne un praticien en psychothérapie relationnelle à titre exclusif relevant de la couverture procurée par le SNPPsy. La propriété intellectuelle est celle de l’AFFOP.

f) psychopraticien relationnel (SNPPsy) : titre professionnel (nous l’avons aussi appelé altertitre). Le psychopraticien relationnel membre du SNPPsy se réclame des Cinq critères, et répond aux quatre premiers. Non encore confirmé au titre du Cinquième.

g) psychopraticien relationnel titulaire du SNPPsy : titre professionnel. Psychopraticien relationnel autorisé par le SNPPsy au titre des Cinq critères.


Voir aussi psychothérapie relationnelle, carré psy.

Mises à jour : 20 juillet 2011, 19 août 2011,

[1] Souvent 15 minutes pour renouveler l’ordonnance, comment faire autrement ?

Accueil | Qu’est-ce que le CIFP | Nous contacter | Plan du site

Copyright © CIFP - Mentions légales