CIFP

Centre interdisciplinaire de formation à la psychothérapie relationnelle

Ecole pour la psychothérapie relationnelle et multiréférencielle

Glossaire

relation, relationnel

Dernière mise à jour 6 novembre 2011

C’est la relation, essentiellement et au sens plein et fort du terme, qui soigne.

Voir également expérientiel

Par dans et pour la Relation

Le tout est relation de nos jours peut valoir aussi peu que le tout est relatif pour expliquer la relativité. Relationnel accolé à psychothérapie signifie strictement que le ressort psychothérapique c’est la relation, l’intersubjectivité en action, la dynamique relationnelle, transfert et contre-transfert compris, entre les deux protagonistes de la rencontre psychothérapique, où l’un vient auprès du spécialiste se faire entendre. Et écouter au passage ce qu’il se trouve être en train d’exprimer, réverbéré par le dispositif de la relation suractivée par le cadre proposé.

Les psychothérapeutes et psychopraticiens qui œuvrent par dans et pour la relation [1], à partir d’elle et par son ressort, dans le cadre d’une psychothérapie du lien et de la dynamique de la subjectivité, intégrant sous des formes diverses la dimension du transfert, ont choisi de se dire relationnels (Ces lignes en italiques proviennent de l’article psychothérapie relationnelle. NdlR).

Relationnel

Relationnel représente alors une valeur forte, témoigne du difficile dialogue entre soi et soi et l’autre, où se clarifie ce qui se passe quand je prends l’autre (ou moi-même) pour quelqu’un d’autre. En cas d’embrouille existentielle, cela se démêle avec beaucoup de patience, de savoir faire et d’art. D’art aussi de savoir faire être, savoir faire advenir.

Relation avec majuscule

Soit Relation renvoie au couple Je-Tu de Buber, un fondamental de notre profession — ça ne s’étudie pas ça se transmet et s’expériencie, soit, et cela n’est pas mutuellement exclusif, Relation renvoie à l’érosion progressive de la relation transférentielle au sens psychanalytique. Dans les deux cas, ce concept sert de pierre de touche pour distinguer notre psychothérapie relationnelle, celle des psychopraticiens du même nom, des simples psychologues, même cliniciens car les cliniciens n’ont pas appris dans nos écoles l’important complément à leur discipline autre, de type objectiviste, de l’ordre de la rationalité procédurale — en prise directe avec la possible médicalisation de l’existence, apprise à l’université.

Bref la psychopratique relationnelle, pour parler dans le cadre strict de la terminologie nouvelle que la loi nous impose, représente (depuis plus de trois décennies) un métier et une discipline spécifiques, complexes, mettant la relation au cœur de la pratique et théorisation, une relation motrice à double implication , graphié par nous Relation pour la distinguer de la morne relation Je-Cela.

Simple relation au sens trivial & Relation au sens plein

On est alors à mille lieues du puisqu’on est deux dans la salle il est trivial que nous sommes en relation puisque nous nous parlons. Distinguons bavardage et parole. Il y a face à face mutuellement impliqué, en difficile progression vers un peu de vérité insaisissable, et prescription d’un expert tout sachant à un venu le consulter tout penaud. Pas du tout pareil.

PHG

Entrée créée en 2010. Mises à jour : 9 octobre 2011, .

[1] Rien à voir avec la proposition à la Homais : mais par son principe même toute psychothérapie est relationnelle puisqu’elle engage deux personnes en relation thérapeutique. Dire psychothérapie relationnelle serait tout simplement tautologique. C’est Monsieur Homais qui s’embrouille dans sa platitude. Parce que voyez-vous dès que deux personnes s’adressent la parole il y a de la relation entre elles. Cela tombe sous le sens commun. Commun oui. Non, certaines psychothérapies n’engagent pas profondément dans toute sa vitalité les deux protagonistes également en relation, dans le cadre d’une intersubjectivité intense. Seules celles qui exigent méthodologiquement que le praticien ait effectué un travail sur soi approfondi et suffisamment abouti, et que cette qualité d’être, ce savoir être et faire être tout à fait particulier bien connu des psychanalystes et praticiens en psychothérapie relationnelle, que cette qualité relationnelle soit engagée profondément dans le processus entre les deux protagonistes, sont qualifiables au sens fort du terme de relationnelles. Que l’engagement se joue sur une base phénoménologique ou psychanalytique, il reste moteur, à risque pour les deux en présence, et la dynamique de l’implication, intégrant la question du transfert, autrement complexe, délicate et puissante. Il s’agit ici d’un concept et non plus d’un lieu commun qui évacue la pensée. Nous nous trouvons alors véritablement dans l’espace épistémique de la psychothérapie relationnelle proprement dite. Toute "relation" psychothérapique ne présente pas cette caractéristique, toute relation n’est pas Relation.

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