CIFPR

Centre interdisciplinaire de formation à la psychothérapie relationnelle

Glossaire

titre

Dernière mise à jour 15 avril 2014

par Philippe Grauer

titre d’exercice professionnel – France

Rendus au printemps 2011 (rectifié depuis) voici la situation.

I – psychothérapeute : titre d’exercice réservé aux psychologues et médecins

Le titre de psychothérapeute de nouvelle désignation [1] est désormais un titre d’exercice réservé. Il faut pour y prétendre, si on le désire, car on n’est pas obligé d’en vouloir ou avoir besoin – être psychologue, psychanalyste régulièrement inscrit auprès d’une association (les psychanalystes la plupart du temps sont psychologues ou médecins : ça tourne en boucle c’est fait pour) [2], ou médecin (les psychiatres sont psychothérapeutes de plein droit).

Les ARS – Associations régionales de santé, des CRI – Commissions régionales d’inscription, ces dernières pour les établissements candidats à l’enseignement de la psychopathologie, examinent les candidatures [3] au port du titre de psychothérapeute de nouvelle désignation. Il s’agit

a) des psychologues ou médecins (pas le même tarif en heures complémentaires de formation), qui ont droit au titre

b) des grand-parents ex psychothérapeutes (ancien régime) à titre exclusif qui exercent depuis plus de cinq ans. Ils seront sélectionnés, on ignore comment, c’est éminemment variable selon les ARS. Voir à ce sujet la documentation sur ce site même et sur celui du SNPPsy [4]

II – ex psychothérapeutes

S’ils sont ex depuis plus de cinq ans ils relèvent du § précédent.

S’ils sont trop fraîchement ex ils n’ont pas droit au titre d’exercice de psychothérapeute.

S’ils ne sont même pas ex (étudiants de nos Écoles agréées Affop par exemple, dont le CIFPR) ils auront droit à autre chose, voir § suivant.

III – psychopraticien : nom de métier

 C’est le nom de métier dédié aux ex trop frais et aux nouveaux dans le métier. Il peut être porté par tout le monde, sans contrôle. Tout seul il ne vaut que ce que vaut celui qui se le dit.

IV – psychopraticien relationnel – praticien de la psychothérapie relationnelle : nom de discipline

Les héritiers de la psychologie humaniste et de la psychanalyse américaine d’avant garde ont implanté et fondé dans notre pays les Nouvelles Thérapies. Après les avoir un moment confondues avec ce qu’elles nommaient La psychothérapie, à partir 2001 elles ont resitué leur psychothérapie au sein du système d’ensemble d’une psychothérapie diversifiée comprenant à leurs côtés les modes psychothérapiques, champs théoriques et disciplinaires à partir desquels opéraient les pratiques professionnelles des psychologues et des psychiatres. Ils se sont disjoints d’une confusion terminologique et se sont réclamés d’un champ disciplinaire distinct, dorénavant désigné comme psychothérapie relationnelle.

Renonçant du même coup à tenter d’imposer à leurs voisins comme eux locataires du carré psy leur conception propre de la psychothérapie. Revenant en ceci sur la déclaration de Strasbourg, cessant de réclamer pour eux seuls la souveraineté scientifique, théorique et pratique de l’ensemble du champ.

La psychothérapie relationnelle est le nom de leur discipline. Jusqu’en 2010 ils se sont dits psychothérapeutes relationnels. À présent ils se réclament de leur discipline sous le nom de psychopraticien relationnel.

V – altertitres

 psychopraticien relationnel : nom de discipline., se voit doublé par un titrage conféré par l’une des institutions titularisantes du GLPR, dont le SNPPsy. Les titulaires du SNPPsy, s’intituleront comme il va de soi pour des titulaires, porteront le titre, de psychopraticiens relationnels®, agrémenté du ® de réservation de la propriété intellectuelle.

 Il est conseillé de porter ce titre en indiquant sa source. Il vaut mieux spécifier son autorité morale professionnelle de référence. Cela vous distingue et protège. Ainsi nous aurons

a) psychopraticien relationnel (référence disciplinaire) membre du SNPPsy

b) psychopraticien relationnel® (titre d’exercice alternatif) titulaire du SNPPsy.

 Ne pas confondre les seuls titres professionnels d’exercice valides par rapport aux cinq critères, délivrés par l’Affop (dont le SNPPsy), le PSY’G et la FF2P avec les diplômes de nos écoles privées, garanties Affop ou FF2P (différences importantes dans le fonctionnement du mécanisme de garantie aboutissant à une gestion différente du Cinquième critère)

c) Il existe trois titres professionnels d’exercice seulement relevant de la responsabilité de l’Affop, du PSY’G, du SNPPsy, de la FF2P constitués en groupe de liaison sous l’acronyme de GLPR [5]

VI – diplômes

a) En voici l’échantillon de quelques uns :

 psychopraticien multiréférentiel® : diplôme délivré par le CIFPR à l’issue de l’obtention du diplôme professionnel privé de l’École. Ce diplôme est garanti moralement par l’Affop (dont le SNPPsy ainsi que le CIFPR est membre fondateur).

 psychanalyste multiréférentiel® : diplôme délivrable par le CIFPR à l’issue de l’obtention du diplôme professionnel privé de l’École. Ce diplôme est garanti moralement par l’Affop (dont le SNPPsy ainsi que le CIFPR est membre fondateur).

 psychanalyste intégratif® : diplôme délivré par la NFL [6]. Ce diplôme est garanti moralement par l’Affop (dont le SNPPsy ainsi que le CIFPR et la NFL est membre fondateur) [7]

b) ces diplômes d’écoles permettront à celui qui le détient
 inscription : de s’inscrire dans une société savante (non obligatoire) [8].
 confirmation : d’accéder au titre d’exercice alternatif (à ce niveau c’est l’exercice qui est contrôlé, après qu’on ait obtenu le diplôme) en se faisant valider (cinquième critère) et titrer par une instance syndicale, SNPPsy, PSY’G, ou une organisation créatrice d’agrément de l’une des deux fédérations, l’Affop, ou l’autre fédération, la FF2P [9], le tout repris dans le cadre d’une liaison intersyndicale et interfédérale (GLPR).


autoproclamation

Inévitablement les praticiens ne répondant pas aux critères de base du GLPR (dont notre Cinquième critère, décisif) vont chercher à se donner des allures de légitimation et d’annonce diverses.

indiquer clairement son système de certification et de titularisation

C’est là qu’il importera aux membres des seuls organismes regroupés au GLPR de le faire savoir, car leurs garanties les différencient significativement.

médicalisation

La médecine a racheté le plat de lentille des psychologues et avec le titre de psychothérapeute domine la moitié universitaire objectiviste du Carré psy. Le nouveau titre d’exercice de psychothérapeute se voit atteint de paramédicalisation, de forte tendance scientiste, cognitiviste et neurologiste, il s’écarte significativement du triangle du processus de subjectivation constitué par la psychanalyse et la psychothérapie relationnelle.

lenteur vs. fast-psy

Il ne s’agit pas d’un changement de paradigme, le carré psy reste dans sa même forme. Il s’agit, de la part de la psychologie et de la psychiatrie, à l’aune du DSM, d’une prise de distance épistémologique et méthodologique considérable par rapport au champ des pratiques intersubjectives à implication mutuelle forte, centrées sur la reconnaissance et l’utilisation du transfert, sur la reconnaissance de l’inconscient, sur la dynamique de la subjectivation. Il s’agit aussi du marquage de distance entre action psychothérapique se développant sur un temps et une maturation lents et l’univers fast-psy des thérapies à protocoles, souvent brèves par définition.

14 mai 2012 – ajustements 3-8 janvier 2014 – 8 janvier 2014 – 11 mars 2014 – 15 avril 2014 –

[1Que nous avons d’abord nommé psychothérapeute NN : nouvelles normes.

[2En fait ça n’est pas à ce titre que les psychanalystes ont présenté auprès des ARS dans le cadre de la clause du grand-père, leur demande de jouissance de ce titre d’exercice, mais à celui de psychologues. De toute façon l’affaire est close, à l’avenir seuls psychologues et psychiatres jouiront légitimement s’ils le revendiquent, et c’est ce qu’ils font déjà dans leur immense majorité, du titre d’exercice de psychothérapeute. Mise à jour en date du 3 janvier 2014.

[3Ce texte date de 2012. Les ARS continuent de statuer sur les nombreuses candidatures reçues au titre du grand-parentage. Note en date du 3 janvier 2014.

[4La rédaction de cet article révèle ici sa sédimentation chronologique. 3 janvier 2014

[5À savoir psychopraticien agréé (PSY’G,) psychopraticien certifié (FF2P), psychopraticien relationnel® (SNPPsy - Affop). Ces titres d’exercice alternatifs permettent de travailler en libéral garanti par le réseau des organisations professionnelles historiques représentatives de la profession. Ils ne procurent aucun accès à la fonction publique, hôpitaux, CMP etc., mais permettent d’exercer tout à fait honorablement en libéral, et d’afficher qu’on se met hors du système de médicalisation de l’existence (Ceci n’enlève rien aux réussites et progrès de la médecine en tant que telle, ni à la nécessité d’adresser au médecin ou au psychiatre qui en a besoin, bien entendu).

[6En relation avec l’AFPI – Association française de psychanalyse intégrative, qui gère la méthode, membre de l’Affop.

[7La psychanalyse intégrative est une méthode agréée Affop auprès de laquelle s’inscrivent (non obligatoirement) les titulaires du diplôme éponymes, ce qui ne fait pas d’eux ni des psychopraticiens relationnels ni des psychopraticiens relationnels® (du ressort du SNPPsy).

[8Le micmac par cumul c’est quand la société savante se met à délivrer elle aussi des titres, devenant organisme de validation professionnelle en plus de disciplinaire, ce qui provoque une confusion des rangs.

[9Ici petit problème institutionnel de répartition des sphères de légitimation

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