CIFPR

Centre interdisciplinaire de formation à la psychothérapie relationnelle

Glossaire

titre

Dernière mise à jour 27 décembre 2012

titre d’exercice (France). Voir également :

profession, métier, titres professionnels (altertitres), psychopraticien relationnel, psychopraticien multiréférentiel, psychanalyste intégratif, psychanalyste multiréférentiel.

Rendus au printemps 2011 (rectifié à l’automne 2012) voici la situation.

Voir également

titres

profession

métier

titres professionnels (altertitres)

psychopraticien relationnel

psychopraticien multiréférentiel

psychanalyste intégratif

psychanalyste multiréférentiel

I – titre universitaire réservé aux psychologues et médecins

Le titre de psychothérapeute est désormais un titre universitaire réservé. Il faut pour y prétendre, si on le désire, car on n’est pas obligé d’en vouloir ou avoir besoin – être psychologue, psychanalyste régulièrement inscrit auprès d’une association (les psychanalystes la plupart du temps sont psychologues ou médecins : ça tourne en boucle c’est fait pour), ou médecin (les psychiatres sont psychothérapeutes de plein droit).

Les ARS – Associations régionales de santé, des CRI – Commissions régionales d’inscription, reçoivent les candidatures

a) des psychologues ou médecins (pas le même tarif en heures complémentaires de formation), qui ont droit au titre

b) des grand-parents ex psychothérapeutes (ancien régime) à titre exclusif qui exercent depuis plus de cinq ans. Ils seront sélectionnés, on ignore comment. Voir à ce sujet la documentation sur ce site même et sur celui du SNPPsy.

II – ex psychothérapeutes

S’ils sont ex depuis plus de cinq ans ils relèvent du § précédent.

S’ils sont trop fraîchement ex ils n’ont pas droit au titre de psychothérapeute.

S’ils ne sont même pas ex (étudiants de nos Écoles agréées Affop par exemple, dont le CIFP) ils auront droit à autre chose, voir § suivant.

III – psychopraticien : nom de métier

 C’est le nom de métier dédié aux ex trop frais et aux nouveaux dans le métier. Il peut être porté par tout le monde, sans contrôle. Tout seul il ne vaut que ce que vaut celui qui se le dit.

IV – psychopraticien relationnel – praticien de la psychothérapie relationnelle : nom de discipline

Les héritiers de la psychologie humaniste, de la psychanalyse américaine d’avant garde (Harry Stack Sullivan), du systémisme, ont implanté et fondé dans notre pays les Nouvelles Thérapies. Après les avoir un moment confondues avec ce qu’elles nommaient La psychothérapie, à partir de 1997 elles ont resitué leur psychothérapie au sein du système d’ensemble d’une psychothérapie diversifiée comprenant à leurs côtés les modes psychothérapeutiques, champs théoriques et disciplinaires à partir desquels opéraient les pratiques professionnelles des psychologues et des psychiatres. Ils se sont disjoints d’une confusion terminologique et se sont réclamés d’un champ disciplinaire distinct, dorénavant désigné comme psychothérapie relationnelle.

Renonçant du même coup à tenter d’imposer à leurs voisins comme eux locataires du carré psy leur conception propre de la psychothérapie. Revenant en ceci sur la déclaration de Strasbourg, cessant de réclamer pour eux seuls la souveraineté scientifique, théorique et pratique de l’ensemble du champ.

La psychothérapie relationnelle est le nom de leur discipline. Jusqu’en 2010 ils se sont dits psychothérapeutes relationnels. À présent ils se réclament de leur discipline sous le nom de psychopraticiens relationnels.

V – alter titres

 psychopraticien relationnel : nom de discipline, se voit doublé par un titrage conféré par l’une des institutions titularisantes du GLPR, dont le SNPPsy. Les titulaires du SNPPsy, s’intituleront comme il va de soi pour des titulaires, porteront le titre de psychopraticiens relationnels®, agrémenté du ® de réservation de la propriété intellectuelle.

Il est conseillé de porter ce titre en indiquant sa source. Il vaut mieux spécifier son autorité morale professionnelle de référence. Cela vous distingue et protège :

a) psychopraticien relationnel (discipline) membre du SNPPsy

b) psychopraticien relationnel® (titre) titulaire du SNPPsy.

Ne pas confondre les seuls titres professionnels valides par rapport aux cinq critères, délivrés par l’AFFOP (dont le SNPPsy), le PSYG et la FF2P et

c) les diplômes d’écoles, qui permettront à celui qui le détient de se faire ensuite valider (cinquième critère) et titrer par une instance syndicale, SNPPsy, PSYG, ou une organisation créatrice d’agrément de l’une des deux fédérations, l’ AFFOP, ou l’autre fédération, la FF2P. En voici l’échantillon de quelques uns :

 psychopraticien multiréférentiel® : diplôme délivré par le CIFP à l’issue de l’obtention du diplôme professionnel privé de l’École. Ce diplôme est garanti moralement par l’AFFOP (dont le SNPPsy ainsi que le CIFP est membre fondateur).

 psychanalyste multiréférentiel® : diplôme délivrable par le CIFP à l’issue de l’obtention du diplôme professionnel privé de l’École. Ce diplôme est garanti moralement par l’AFFOP (dont le SNPPsy ainsi que le CIFP est membre fondateur).

 psychanalyste intégratif® : diplôme délivré par la NFL [1]. Ce diplôme est garanti moralement par l’AFFOP (dont le SNPPsy ainsi que le CIFP et la NFL est membre fondateur).

d) Il existe trois titres professionnels seulement sous l’autorité du GLPR. Ces titres permettent de travailler en libéral garanti par le réseau des organisations professionnelles historiques représentatives de la profession. Ils ne procurent aucun accès à la fonction publique, hôpitaux, CMP etc., mais permettent d’exercer tout à fait honorablement en libéral, et d’afficher qu’on se met hors du système de médicalisation de l’existence [2].


autoproclamation

Inévitablement les praticiens ne répondant pas aux critères de base du GLPR (dont notre Cinquième critère, décisif) vont chercher à se donner des allures de légitimation et d’annonce diverses.

indiquer clairement son système de certification et de titularisation GLPR

C’est là qu’il importera aux membres des seuls organismes regroupés au GLPR de le faire savoir, car leurs garanties les différencient significativement.

médicalisation

La médecine a racheté le plat de lentille des psychologues et avec le titre de psychothérapeute domine la moitié universitaire objectiviste du Carré psy. Le nouveau titre de psychothérapeute se voit atteint de paramédicalisation, de forte tendance scientiste, cognitiviste et neurologiste, il s’écarte significativement du triangle du processus de subjectivation constitué par la psychanalyse et la psychothérapie relationnelle.

lenteur vs. fast-psy

Il ne s’agit pas d’un changement de paradigme, le Carré psy reste dans sa même forme. Il s’agit, de la part de la psychologie et de la psychiatrie, à l’aune du DSM, d’une prise de distance épistémologique et méthodologique considérable par rapport au champ des pratiques intersubjectives à implication mutuelle forte, centrées sur la reconnaissance et l’utilisation du transfert, sur la reconnaissance de l’inconscient, sur la dynamique de la subjectivation. Il s’agit aussi du marquage de distance entre action psychothérapique se développant sur un temps et une maturation lents et l’univers fast-psy des thérapies à protocoles, souvent brèves par définition.


 Cf. également l’entrée titre de psychothérapeute


14 mai 2012 –

[1En relation avec l’AFPI – Association française de psychanalyse intégrative, qui gère la discipline, membre de l’AFFOP.

[2Ceci n’enlève rien aux extraordinaires réussites et progrès de la médecine en tant que telle, ni à la nécessité d’adresser au médecin ou au psychiatre qui en a besoin, bien entendu.

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