CIFPR

Centre interdisciplinaire de formation à la psychothérapie relationnelle

Pour François Hollande

Par Élisabeth Roudinesco – précédé de "Petite logique du vote psychothérapiste relationnel" par Philippe Grauer

[mis en ligne le 25 avril 2012]

DERNIÈRE MINUTE DERNIÈRE HEURE : L’APPEL DES 362

Lire le texte de l’appel ici même après les articles


Voter Hollande ? pourquoi ?

PETITE LOGIQUE DU VOTE PSYCHOTHÉRAPISTE RELATIONNEL

Par Philippe Grauer

l’intellectuel dans la cité

En fin de campagne pour l’élection présidentielle, que vient faire ici un papier intitulé Pour François Hollande ?

D’abord c’est que, signé Élisabeth Roudinesco, il aborde la question de l’intellectuel dans la cité, de l’intellectuel au sens particulier français du terme, favorable à la psychanalyse en l’occurrence, c’est qu’il nous parle de la responsabilité éthique et citoyenne des intellectuels.

Or les psychopraticiens relationnels relèvent de la catégorie des intellectuels, ils ont cette responsabilité. C’est même pour s’y être partiellement soustraits que nos collègues psychanalystes se retrouvent aujourd’hui traités comme de vulgaires praticiens corporatistes dont on attaque la boutique.

Plus fondamentalement l’interview que nous vous répercutons pose la question du sens du vote des psychopraticiens relationnels à la présente présidentielle. Pour commencer, politiser mécaniquement une discipline serait ruineux. La science n’est ni de gauche ou de droite, même dans la catégorie sciences humaines, qu’elle se contente d’être scientifique : rigoureuse, éthique, critique, créative. Par contre il n’est jamais utile d’oublier l’Histoire.

galère de droite, galère de gauche, toujours galère ?

Cela dit c’est tout de même la droite et particulièrement l’UMP [1] qui nous a plantés.

Et c’est avec Kouchner, socialiste ne s’étant pas aventuré par la suite à droite sans quelques raisons [2] que nos ennuis ont commencé. Aux affaires, il a refusé de nous recevoir, confié aux médecins le souci du dossier de la psychothérapie, et créé une agence ad hoc. Début des agences : on remplace les intéressés par des experts aux ordres.

C’est en soutenant à juste titre qu’il ne faisait que reprendre la ligne Kouchner que Bernard Accoyer, soutenu un beau soir par une députée anesthésiste socialiste dont significativement je suis en train d’oublier le nom – depuis quand anesthésie rime-t-il avec amnésie ? – , ah ça me revient, le Dr. Catherine Génisson, complice n’ayant jamais présenté d’excuse pour le dérangement, ayant pris la responsabilité de fournir l’unanimité des 13 présents lors du vote nocturne (vespéral en fait) de l’amendement qui de mauvais coton en aiguille tordue aboutit à la loi qui régit à présent le carré psy, fit logiquement aboutir la ligne politique réactionnaire de l’Académie de médecine en matière de psychothérapie. Par delà les partis, la solidarité corporatiste médicale appuyée par Kouchner a bien fonctionné.


Le Dr. Catherine Génisson députée socialiste, (applaudissant l’adoption de l’amendement Accoyer qu’elle vient de voter ?). Bel exemple de collusion corporatiste de la gauche avec la droite.

Il faut certes se rendre à l’évidence, plus généralement, que lorsque la droite est au pouvoir nous sommes en butte aux médecins, et quand c’est la gauche, aux psychologues. Il s’agit de deux corps puissants et organisés dans l’appareil d’État, de surcroît bien représentés à l’Assemblée nationale. Situation dans tous les cas peu enviable pour nous.

Un correctif peut-être, des personnalités socialistes nous soutiennent, dont l’indéfectible Jean-Pierre Sueur, actuellement Président de la Commission des lois au Sénat, nous avons nos entrées, on nous écoute. Mais il faut bien écouter tout le monde et il n’est pas question de finir soutenus comme le pendu. Nous nous sommes déjà entendus expliquer gentiment que nos écoles étaient condamnées par l’Histoire puisque non universitaires (attention, pas parce que non sérieuses). Dans un pays et une situation où l’université (les psychologues) étant ce qu’elle est dans l’état hyper néo-scientiste où elle se trouve ne veut strictement pas entendre parler de nous, cela veut dire nous vous aimons bien mais ne pouvons rien pour vous.

une profession de reconvertis

Or nous ne sommes pas condamnés par l’Histoire, c’est nous qui l’écrivons, et continuerons de l’écrire, l’histoire. La nôtre, depuis plus de quarante ans que nous l’écrivons, elle figure, et porte son avenir. Nos écoles agréées par nos soins, en particulier garanties AFFOP (à quoi appartient le SNPPsy), sont bien comme elles sont là où elles sont, préservant et transmettant leur précieux message, qu’on nous laisse seulement exister et nous développer dans l’existant, en attendant la génération qui vient. Malgré les difficultés, c’est à la gauche que nous pourrons le mieux faire entendre notre protestation vitale et notre promesse, utiles au bien public.

D’autre part personne jusqu’à présent, ni gauche ni droite, n’a encore entendu que nous représentons une profession de reconvertis, de deuxième âge, et qu’on ne légifère pas de la même façon avec cette population relevant de la formation permanente et celle des milliers de jeunes entamant leurs études.

pour qui serait-il logique de voter ?

Les choses peuvent toujours évoluer mais nous en sommes seulement là. Et pouvons même avoir intérêt à en rester là. Précisément quel camp pourrait au moins favoriser le statut quo, et même si possible un statut quo favorable ? Les conditions étant ce qu’elles sont, de notre point de vue de professionnels, pour qui serait-il logique de voter ?

 Il est constant que le précédent quinquennat et la précédente législature n’engendrèrent rien de bon pour nous, et que ce que nous avons sauvé le fut à l’issue d’une lutte sévère.

 Dans le domaine de la psychiatrie le tout sécuritaire a fait des ravages et en promet davantage si la logique politique actuelle se confirmait, sachant que le sécuritarisme se trouve l’exact contraire de notre positionnement humaniste.

 On peut penser qu’une politique ouverte sur les besoins des gens leur donnerait indirectement davantage de moyens pour, au moment d’une crise de vie, consulter quelqu’un non qui les guérisse de leur peine et de la condition humaine mais leur permette de l’affronter et de transformer leur vie selon leur propre projet, de véritablement redémarrer une existence qui ait du sens à leurs yeux. Cette alternative au règne de la thérapie protocole + médicaments, qui offre le choix de redevenir sujet de sa vie au lieu de se contenter de s’adapter à son "handicap", cette alternative procède logiquement et idéologiquement de l’ouverture à gauche.

 On peut raisonnablement redouter le virage à un régime de droite populiste, aggravant les traits sécuritaires racistes et xénophobes du quinquennat précédent, traits exactement opposés à l’éthique humaniste d’une discipline comme la nôtre, héritière des Lumières.

 plus fondamentalement, l’entreprise de banalisation d’un parti du chef (on parle d’un Parti bleu Marine (ils ont oublié le brun), vous vous rendez compte ?) paré des atours de la façade démocratique, relance dans notre pays une dynamique sinistre. Notre métier comporte la capacité à aider les gens à récupérer de la mémoire. Pourquoi aiderions-nous à ce que les sacrifices que la génération des grand-parents a dû consentir pour que les chefs qui ont mis le monde en catastrophe soient enfin mis hors d’état de nuire et maudits à jamais, tombe dans un oubli propice aux mauvais coups en perspective dont les petits coups tordus d’un Guéant ne livrent que de modeste échantillons ? Radicalement parlant, pas de psychothérapie digne de ce nom dans un système asphyxiant la démocratie. Analyser et prévenir une telle menace représente un devoir professionnel.

La rapsodie de ces cinq raisons dans la conjoncture actuelle, fait que, selon mon jugement, du point de vue de notre discipline, la balance à mes yeux pour Hollande se penche. Cet alexandrin pèsera-t-il dans la vôtre de balance ? Allez, prenez connaissance du texte qui suit et déterminez-vous.

Depuis La Dépêche du Midi, 14 avril 2012

POUR FRANÇOIS HOLLANDE


Par Élisabeth Roudinesco



Quel regard portez-vous sur la campagne présidentielle ?

Elle est loin d’être enthousiasmante. J’aime le temps de la révolution et les mouvements d’émancipation. Or nous sommes dans le règne du réformisme incarné par la social-démocratie et dans une période de crise profonde, avec un essor du capitalisme financier déshumanisé, sans peuple ni objet : une véritable dérive difficile à contrôler et qui inquiète tous les économistes.

Réformisme, dites vous ?

Oui. On améliore les structures existantes, économiques ou sociales par des modifications légales. Pour l’instant les révolutions sont ailleurs qu’en Europe mais je n’exclus pas un mouvement révolutionnaire dans un avenir indéterminé sous une forme nouvelle. Dans la conjoncture actuelle je vote socialiste, comme je l’ai toujours fait depuis 1965.

En 2012, qu’est-ce qui guide votre choix ?

Je trouve François Hollande excellent sur les dossiers. Je suis frappée du fait qu’il ait évoqué sa normalité, ce qui laisse entendre que les autres candidats sont un peu « pathologiques » ou que la question de la « norme » est à l’ordre du jour. En tout cas, au sens politique il est en effet normal : il met en avant la compétence, il n’insulte personne, il ne s’exhibe pas à Disneyland, ne dit pas que Louis Ferdinand Céline, antisémite et collaborationniste, serait le plus grand écrivain français et il n’énonce pas de sottises sur La princesse de Clèves, etc. Avec Nicolas Sarkozy, on a connu le sommet de l’abaissement de la fonction présidentielle : inculture, agitation, incapacité à la moindre autorité, vulgarité. C’est la première fois que cela arrive en France. Aucun président de droite n’a été à ce point destructeur de la fonction. Jamais on a à ce point substitué l’émotivité à la rationalité.

La fonction présidentielle est-elle atteinte au point qu’il faille la redéfinir ?

Notre pays conserve un reste de monarchisme dans sa conception du pouvoir. En conséquence, le président doit avoir une autorité forte et Sarkozy a mis à la place un autoritarisme de la chefferie... Il me semble, en tout cas, qu’il faut réfléchir à une réforme des institutions. Il est temps de rétablir une éthique.

Que vous inspire les orientations données par les sondages ?

Les sondages ne parviennent plus à mesurer la réalité. On a une élection classique avec une gauche et une droite. Depuis la fin du communisme et de la classe ouvrière telle que nous l’avons connue, il faut, pour que la gauche l’emporte qu’elle capte une partie de l’électorat du centre au risque de perdre la gauche de la gauche. Cette opération complique tout pour la gauche.

Depuis 1981, chaque fois que se pose la question du retour de la gauche au pouvoir, l’esprit versaillais se réveille : on brandit les massacres de septembre, la Terreur, l’exécution du roi, la Commune de Paris et le bolchevisme. Nous n’avons pas de culture de l’alternance. Nous sommes le seul pays où l’on a commis un régicide légal sans rétablir la monarchie. Nous sommes le pays des extrêmes, du pire et du meilleur : Valmy ou Vichy. Tout cela revient périodiquement comme un signifiant majeur refoulé.

Les médias accentuent-ils ces penchants ?

Ils contribuent à diluer le jugement sur l’essentiel. Dès 2007, ils ont contribué à ce que la vie privée des candidats s’invite dans la campagne. Il faut une information sur la santé et la fortune des hommes politiques. Mais faut-il aller jusqu’à la transparence absolue ? Dans ce cas, Mitterrand n’aurait pas pu exercer la fonction présidentielle. Or, malgré son cancer, il a dirigé la France. Où est la limite de ce qu’on peut dire ou ne pas dire ? Ne tombons pas dans la dictature de la transparence. La médiatisation à outrance favorise le racisme, les communautarismes, qui en sont une variante, le règne de l’opinion publique caractéristique la démagogie de masse.

Quelle est la place des intellectuels dans le combat politique ?

Les intellectuels doivent rester hors du pouvoir politique ce qui ne veut pas dire qu’ils ne doivent pas s’intéresser à la politique, dire ce qu’ils pensent ou être consultés par le président et les élus de la République. Les intellectuels ne doivent pas être les conseillers directs du pouvoir. S’ils le font, ils s’obligent à ne plus s’exprimer en leur nom et perdent leur fonction symbolique et critique.

Malraux a été ministre de la culture et non pas conseiller officiel de De Gaulle, lequel respectait les intellectuels sans avoir besoin d’eux pour prendre ses décisions. Il ne faut pas mélanger les genres, ni les différentes formes d’exercice du pouvoir.

Peuvent-ils être une arme de subversion contre le système capitaliste actuel ?

Ils peuvent s’élever contre les programmes idéologiques les plus plats, le populisme ou les évaluations généralisées : en un mot, la bêtise. Dans le monde anglo-saxon, les intellectuels au sens français n’existent pas. Il n’y a que des spécialistes qui se reconnaissent entre eux à l’intérieur d’un monde académique très fermé et protecteur. D’où le fait qu’ils n’ont pas du tout le même profil que les intellectuels français qui peuvent être des savants exerçant un vrai pouvoir dans la cité.

Recueilli par Françoise Cariès



DERNIÈRE MINUTE DERNIÈRE HEURE

POUR LES SAVOIRS & LA CULTURE 362 INTELLECTUELS VOTERONT FRANÇOIS HOLLANDE

Nous, citoyens, étudiants, acteurs de l’éducation, des universités, de la recherche, de la médecine, des arts et de la culture, quels qu’aient pu être nos votes au premier tour de l’élection présidentielle, appelons l’ensemble des Français à voter François Hollande le 6 mai prochain.

- Lire la liste complète au bas de cette tribune.

Nous venons d’horizons différents, nous avons sur bien des sujets des positions divergentes voire opposées, nous ne partageons pas nécessairement toutes les options du candidat de la Gauche. Mais une même exigence républicaine nous rassemble : celle d’un pays uni par sa langue et ses valeurs, fondé dans l’histoire par l’esprit d’égalité et de justice, terre d’accueil à chaque génération.

Dans chacun des domaines que nous représentons – les sciences humaines et sociales, les sciences exactes, la médecine, la littérature, la philosophie, le journalisme, les arts – la France ne serait pas la France si elle avait refusé de s’ouvrir aux autres. La France ne serait pas la France si elle n’avait pas toujours promu les valeurs de l’intelligence, de la curiosité, de la découverte, de la réflexion et de la générosité dans le respect des droits de chacun.

Depuis cinq ans, la droite au pouvoir a ouvertement méprisé les savoirs et la culture au détriment de l’intérêt général. Soucieuse de saborder l’État social et éducateur que nous avons hérité des combats et des politiques publiques du siècle dernier pour lui substituer un État entrepreneurial dont les credo sont la concurrence et la rentabilité, elle s’est attaquée à nos écoles, à nos universités, à nos laboratoires et à nos institutions culturelles pour y appliquer une idéologie managériale, y normaliser la précarité parmi les personnels et y subordonner la production et la diffusion des savoirs aux exigences de la compétitivité économique.

À l’école, la majorité sortante ne s’est guère souciée des dommages irréparables que pouvaient causer à l’éducation de nos enfants la fermeture de certaines classes et la surcharge de certaines autres, la suppression de dizaines de milliers de postes de personnels encadrants, l’envoi sur le terrain de jeunes enseignants dont la formation a été détruite, la disparition des réseaux d’aides pour les élèves en difficulté, l’arrestation de parents d’élèves étrangers devant leurs enfants à la sortie de nos établissements, l’assouplissement de la carte scolaire dont on sait qu’il a aggravé la ségrégation sociale et territoriale.

À l’université et dans la recherche, des milliards supplémentaires ont été abusivement annoncés et qui, soit n’ont jamais été alloués, soit ont été distribués sans tenir compte des besoins ni du principe d’égalité républicaine. Notre système universitaire en souffre désormais terriblement : taux d’échec qui explosent pour les étudiants en premier cycle, universités au bord de l’asphyxie financière (au point que certaines sont sous tutelle), pilotage politique de la recherche au mépris de la démocratie et de la collégialité, précarité accrue pour les personnels, évaluations opaques, effort de recherche en baisse qui relègue notre pays en queue du peloton européen, circulaires xénophobes dignes d’un autre âge.

A l’hôpital public, fleuron de notre système de santé, la rationalité budgétaire, le souci de favoriser le privé à tout prix sont en train de détruire notre travail au détriment des malades.

Les coupes claires dans les budgets, la dérégulation des politiques publiques et l’abandon de l’ambition émancipatrice de la connaissance caractérisent tout autant l’action de la droite dans le secteur culturel. Le ministère de la Culture n’est plus que l’ombre de lui-même, le réseau culturel français à l’étranger s’est vu peu à peu dépecé et les transferts de charges non compensés ont étranglé nos collectives locales, contraignant beaucoup de nos lieux artistiques et culturels à la fermeture et leurs équipes à la précarité, empêchant de surcroît le déploiement d’initiatives portées par les nouvelles générations.

Depuis quelques jours, à ce bilan désastreux, s’ajoutent des propos qui blessent les républicains. Nous pensons que l’élection présidentielle et le désir d’être élu ou réélu ne légitiment pas tout et certainement pas que la France y perde son âme. Il y a danger en Europe ; un peu partout ailleurs, ressurgissent les mêmes démons, nous n’en voulons pas en France

Il est temps qu’arrive le changement dont notre pays a besoin. À l’occasion du deuxième tour de l’élection présidentielle, François Hollande en porte les couleurs.

Il s’est engagé à refonder l’école, dans le respect du service public et du principe d’égalité qui sous-tend ce dernier. Il a décrété la "mobilisation générale" pour la réforme des premiers cycles, un plan national de la vie étudiante pour aider chacun à réussir, et a promis la tenue d’assises démocratiques de l’enseignement supérieur et de la recherche pour restaurer la confiance perdue avec la communauté universitaire. Il a aussi annoncé un plan national pour l’éducation artistique, une loi d’orientation sur le spectacle vivant, la définition de contrats entre l’État et les collectivités locales pour un maillage culturel de tout le territoire, le vote d’une loi signant l’acte 2 de l’exception culturelle française, afin de concilier droits des créateurs et accès à la culture et à la création artistique. Il a promis de redonner à l’hôpital sa place au cœur du système de santé.

C’est pourquoi, le 6 mai, nous soutiendrons François Hollande. Nous conserverons bien entendu notre liberté de pensée et d’expression et revendiquerons, dès le 7mai, le droit à la critique : ce soutien n’est pas un blanc-seing. Cependant notre conviction forte est que la France ne peut plus supporter ces clivages, ces stigmatisations et ces dénonciations : Français contre étrangers, fonctionnaires contre "vrais travailleurs", France authentique contre celle des "élites". Nous croyons au contraire que notre pays a besoin d’être pacifié, réunifié. Nous faisons confiance à François Hollande pour redonner leur légitimité aux corps intermédiaires, rétablir les indispensables contre-pouvoirs, savoir rassembler, dans les épreuves comme dans les joies, nous faire sentir à tous que la France est notre bien commun.

Le savoir et le partage de la connaissance, sous toutes leurs formes, sont les seuls moyens pour exister et progresser dans le monde d’aujourd’hui. La France ne peut rester grande que par ses valeurs, sa culture, son ouverture au monde. Nous refusons le rétrécissement et l’abaissement intellectuels auxquels on assiste actuellement.

Voilà pourquoi, le 6 mai, nous voterons François Hollande.


LISTE

1. Marc Abélès, anthropologue

2. Acko, artiste

3. Jean-Marc Adolphe, rédacteur en chef de la revue Mouvement

4. Fabien André, directeur-adjoint de la Cie Dérézo

5. Pierre Allorant, historien, vice-président administratif de l’université d’Orléans

6. Guillaume Ayné, secrétaire général de SOS-Racisme

7. Serge Audier, philosophe

8. Tasnime Akbaraly, chargée de recherche Inserm

9. Erika Apfelbaum, sociologue

10. Michel Aubier, professeur de médecine

11. Jean-Pierre Azéma, historien

12. Cécile Backès, metteur en scène

13. Georges Balandier, ethnologue

14. Etienne Balibar, philosophe

15. Jeanne Balibar, comédienne

16. Elisabeth Ballet, artiste

17. Eric Basset, producteur de musique

18. Luc Battiston, comédien

19. Christian Baudelot, sociologue

20. Mathieu Bauer, metteur en scène

21. Jean-Luc Barré, écrivain, historien

22. Stéphane Beaud, sociologue

23. Jérôme Bel, chorégraphe

24. Julien Blanc, Professeur d’histoire

25. Christophe Blandin-Estournet, directeur d’établissement culturel

26. Fethi Ben Slama, psychanalyste

27. Patrick Berche, médecin

28. Olivier Bernard, directeur de recherche Inserm

29. Dorothée Berthomieu, chimiste

30. Michel Bessière, chimiste

31. Catherine de Wenden, politologue

32. Didier Bezace, metteur en scène

33. Claudine Blum-Boisgard, médecin

34. Joël Bockaert, professeur d’université

35. Edouard Brézin, physicien, membre de l’Académie des sciences

36. Colette Brull-Ullman, médecin

37. Christian Boltanski, artiste

38. Elsa Boublil, productrice et journaliste

39. Nicolas Bouchaud, comédien

40. Mathieu Bourgasser, producteur indépendant

41. Jacques Bouveresse, philosophe

42. Mikkel Borch-Jacobsen, philosophe

43. Yve-Alain Bois, historien d’art

44. Frédéric Boyer, écrivain

45. Pierre Briant, historien, professeur au Collège de France

46. Geneviève Brisac, écrivain

47. Julie Brochen, artiste, metteur

48. Isabelle Broué, cinéaste

49. Patrice Brun, historien

50. Patrick Cabanel, historien

51. Jean Yves Camus, politologue

52. Robert Cantarella, metteur en scène

53. Belinda Cannone, écrivaine

54. Jean-Gabriel Carasso, auteur, réalisateur, directeur de l’Oizeau rare

55. Denis Carot, producteur

56. Fred Cardon, association Jeunes Talents Cirque Europe & Scènes de Cirque

57. Pascale Cassagnau, historienne de l’art, critique d’art

58. Laurent Cassagnau, germaniste

59. Vincent Cespedes, philosophe

60. Charles Caulin, médecin

61. Francine Caulin, médecin

62. Pierre Chambon, enseignant-chercheur en génie civil

63. Yvane Chapuis, historienne de l’art

64. Christophe Charle, historien

65. Boris Charmatz, danseur, chorégraphe

66. Roger Chartier, historien, professeur au Collège de France

67. Noëlle Châtelet, écrivain, universitaire

68. Olivier Chosidow, médecin

69. Jean Paul Civeyrac, cinéaste

70. Catherine Clément, philosophe et écrivaine

71. Sophie Cœuré, historienne

72. Evelyne Cohen, historienne

73. Lionel Collet, ancien président de la Conférence des présidents d’université

74. Marie Collin, directrice artistique (Festival d’automne à Paris)

75. Pauline Colonna d’Istria, doctorante en philosophie

76. Pascal Convert, artiste, documentariste

77. Philippe Louis Coudray, directeur artistique

78. Daniel Cordier, écrivain, résistant

79. Jean Louis Crémieux-Brilhac, écrivain, résistant

80. Marc Crépon, philosophe

81. Aymar Crosnier, directeur-adjoint du CNDC d’Angers

82. Didier Daeninckx, écrivain

83. Maurice Daumas, historien

84. Christophe Daviet-Théry, libraire et éditeur

85. Anne de Amezaga, directrice de compagnie

86. Michel de Fornel, linguiste

87. Elisabeth de Fontenay, philosophe

88. Catherine de Wenden, politologue

89. Christian Delacroix, historien

90. Nicolas Delalande, historien

91. Anaïs Demoustier, comédienne

92. Martine de Clermont Tonnerre, productrice

93. Najet Debili, scientifique

94. Michel Deguy, écrivain

95. Yves Dezalay, sociologue

96. Marcial Di Fonzo Bo, acteur, metteur en scène

97. Jean Digne, président de Hors les murs

98. Jean-Michel Djian, journaliste, essayiste

99. Jean-Philippe Domecq, écrivain

100. Peggy Donck, directrice de production, Cie de cirque

101. Jacques Donzelot, sociologue

102. François Dosse, historien

103. François Dubet, sociologue

104. Hervé Drévillon, historien

105. Vincent Duclert, historien

106. Stéphane Dufoix, sociologue

107. Arnaud Dupont, comédien

108. Véronique Duveau, pédagogue multimédia

109. Aleksander Edelman, médecin

110. Jean Eisenstaedt, historien de la physique

111. Alain Enjalbert, professeur de médecine

112. Pierre Encrevé, linguiste

113. Emmanuel Ethis, sociologue

114. Jean-Louis Fabiani, sociologue

115. Sophie Biass-Fabiani, conservateur du Palais des Papes (Avignon)

116. Bernard Faivre d’Arcier, ancien directeur du Festival d’Avignon

117. Arlette Farge, historienne

118. Eric Fassin, sociologue

119. Christine Fauré, sociologue

120. Pierre Ferrier, médecin

121. Marc Ferro, historien

122. Gilles Finchelstein, essayiste

123. Dan Franck, écrivain

124. Alain Fischer, médecin, chercheur en immunologie pédiatrique

125. Anne-Marie Fischer, médecin hématologiste

126. Gérard Friedlander, professeur de médecine

127. René Frydman, professeur de médecine

128. Michael Foessel, philosophe

129. Pierre Furlan, écrivain, traducteur

130. Patrick Garcia, historien

131. Louis Garrel, comédien

132. Armand Gatti, écrivain et réalisateur (La Parole errante)

133. Stéphany Gardier, médecin

134. Alain Gaudric, professeur de médecine

135. Anne Gérard, directrice d’établissement culturel

136. Sylvie Germain, écrivain

137. Elisabeth Gerson

138. Laurent Gervereau, président du réseau des musées de l’Europe

139. François Gèze, éditeur

140. Pierre Giner, artiste

141. Jacques Glowinski, administrateur et professeur honoraire du Collège de France

142. Pascale Goetschel, historienne

143. Roland Gori, psychanalyste

144. Anne-Marie Granet-Abisset, historienne

145. Laurent Grasso, artiste

146. André Grimaldi, professeur de médecine

147. Philippe Grimbert, psychanalyste, écrivain

148. Martine Gross, chercheur CNRS

149. Claude Grunitzky, journaliste et entrepreneur

150. Anne Grynberg, historienne

151. Didier Guillot, adjoint au maire de Paris en charge de la vie étudiante

152. Maurice Godelier, anthropologue

153. Elisabeth Gonçalves, comédienne et metteur en scène

154. Stéphanie Gon, scientifique

155. Gilles Halbout, mathématicien

156. Lise Halbwachs, directeur de recherche au CNRS

157. Claude Halmos, psychanalyste

158. Julien Haroche, médecin

159. Danielle Hassoun, médecin gynécologue

160. Steven Hearn, entrepreneur culturel

161. Françoise Héritier, anthropologue

162. Philippe Henry, socio-économiste

163. Alain Herzog, administrateur général de La Gaieté Lyrique (Paris)

164. François Hiffler, Cie Grand Magasin

165. Jean-Jacques Hocquard, producteur (La Parole errante)

166. Christophe Honoré, écrivain et cinéaste

167. Philippe Hurel, compositeur, directeur artistique

168. Emmanuelle Huynh, directrice du Centre national de danse contemporaine d’Angers

169. Gilbert Huault, professeur de médecine

170. Sophie Jabès, écrivain

171. Pierre Jaccaud, metteur en scène & directeur artistique de la fondation Blachère

172. Jean-Paul Jean, magistrat, universitaire

173. Alexis Jenni, écrivain

174. Christian Jorgensen, professeur d’université

175. Roland Jouvent, professeur de psychiatrie

176. Mohamed Kaâniche, directeur de recherche au CNRS

177. Jean Michel Kajdan, musicien, compositeur

178. Georges Kiejman, avocat

179. Francine Kauffmann, chercheur

180. Liliane Kandel, sociologue

181. Patrick Klugman, avocat, militant antiraciste

182. Camille Kouchner, juriste

183. Eric Lacascade, metteur en scène

184. Jean Lacouture, écrivain

185. Jean Lambert-Wild, artiste, directeur de la Comédie de Caen, CDN

186. Sébastien Lambert, ingénieur chercheur au CEA

187. Nicole Lapierre, socio-anthropologue

188. Bernard Laks, linguiste

189. Valérie Lasserre, professeur de droit

190. Philippe Lazar, DRH à l’INSERM, dir de la revue Diasporiques/Cultures en mouvement

191. Jacques Leenhard, sociologue

192. Jacques Leibowitch, professeur de médecine

193. Philippe Lesavre, professeur de médecine

194. François Le Pillouër, directeur du Théâtre National de Bretagne

195. Jean-François Lepetit, producteur

196. Christine Letailleur, metteur en scène

197. Fabrice Lextrait, acteur culturel

198. Catherine Lévy, sociologue

199. Anne-Laure Liégeois, metteur en scène

200. Daniel Lindenberg, essayiste, historien des idées

201. Sylvie Lindeperg, historienne

202. Jean Pierre Loriol, formateur en éducation artistique - théâtre

203. Fawzia Louache, médecin PhD

204. Emmanuelle Loyer, historienne

205. Olivier Lyon-Caen, médecin

206. Mathieu Maisonneuve, directeur de l’Usine à Toulouse

207. Fanny Malhaire-Ferreux, ingénieur d’études

208. Jacky Mamou, médecin

209. Jean-Louis Mandel, universitaire, médecin généticien

210. Jean-Claude Massardier, scientifique

211. Stefan Matecki, professeur de médecine

212. Nicolas Matt, biologiste

213. Bernard Manin, politologue

214. Stéphane Mangin, physicien

215. Bernard Marcadé, critique d’art

216. Jean-François Marguerin, directeur d’établissement d’enseignement supérieur

217. Richard Marin, historien

218. Lucie Marinier, secrétaire générale du Musée d’art moderne de la Ville de Paris

219. Patrick Mario Bernard, plasticien et réalisateur

220. Leila Marouane-Mechentel, écrivain

221. Hélène Mathieu, directrice des affaires scolaires de la Ville de Paris

222. Nicolas Mayer-Rossignol, agrégé de Sciences de la Vie et de la Terre

223. Dominique Méda, sociologue

224. Vincent Meininger, professeur de médecine

225. Sylvie Memet, scientifique

226. Philippe Menasché, professeur de médecine

227. Didier Mendelsohn, avocat

228. Annette Messager, artiste

229. Daniel Mesguich, metteur en scène

230. Yves Michaud, philosophe

231. Eric Michaud, historien

232. Pierre-Emmanuel Milhiet, scientifique

233. Alexis Michalik, comédien et metteur en scène

234. Anna Mihalcea, comédienne

235. Maria-Carmela Mini, directrice du festival Latitudes Contemporaines (Lille)

236. Mathilde Monnier, chorégraphe, directrice du CCN de Montpellier

237. Jean-Claude Monod, philosophe

238. Olivier Mongin, écrivain et éditeur

239. Bernardo Montet, chorégraphe

240. Bertrand Monthubert, mathématicien

241. Rémy Mosseri, physicien

242. Laurent Muchielli, sociologue

243. Robert Muchembled, historien

244. Bernard Murat, metteur en scène

245. Pascale Murtin, Cie Grand Magasin

246. Rep Müzak, compositeur

247. Tobie Nathan, professeur de psychologie

248. Pap Ndiaye, historien

249. Gérard Nitenberg, médecin

250. Isabelle Neuschwander, archiviste-paléographe

251. Gérard Noiriel, directeur d’études à l’EHESS

252. Stanislas Nordey, metteur en scène

253. Dominique Noguez, écrivain

254. Nicolas Offenstadt, historien

255. Michel Orier, directeur de la MC2

256. Erik Orsenna, écrivain

257. Pascal Ory, historien

258. Isabelle Olivieri, biologiste

259. Thomas Papo, professeur de médecine

260. Stéphane Pardoux, directeur adjoint d’hôpital

261. Gilles Pécout, historien

262. Henri Pena-Ruiz, philosophe, écrivain, membre du parti de Gauche

263. Aurélie Petit, comédienne

264. Christine Petit, médecin biologiste

265. François-Xavier Petit, doctorant en histoire

266. Gilles Perrault, écrivain

267. Michelle Perrot, historienne

268. Rosie Pinhas-Delpuech, dir de collection chez Actes Sud, traductrice, écrivain

269. Pascal Picq, paléoanthropologue

270. Thomas Piketty, économiste

271. Jean-Philippe Pin, directeur de recherche au CNSR

272. Denis Podalydès, comédien et metteur en scène

273. Olivier Poubelle, producteur, directeur de théâtre

274. Marc Poirot, scientifique

275. Jean-Baptiste Prévost, ancien président de l’UNEF

276. Dominique Prié, professeur de médecine

277. Jérôme Prieur, écrivain, cinéaste

278. Christophe Prochasson, historien

279. Antoine Prost, historien

280. Nathalie Pujol, CNRS Marseille

281. Rémy Pujol, professeur de médecine

282. François Rabate, réalisateur

283. Miroslav Radman, biologiste cellulaire

284. André Rauch, historien

285. Sandrine Ray, auteur-réalisateur

286. Kamila Regent, galeriste et mécène

287. Thomas Renaud, coordination projet pour les arts du cirque

288. Myriam Revault d’Allonnes, philosophe

289. Alain Rey, linguiste, lexicographe

290. Thierry Rey, ancien sportif

291. Vincent Ribrag, médecin

292. Sylvie Robert, vice-pte de la Région Bretagne, secrétaire nationale à la Culture du PS

293. Aldo Romano, musicien

294. Pierre Rosanvallon, historien

295. Frédéric Rouillon, professeur de médecine

296. Christian Rouaud, cinéaste

297. Elisabeth Roudinesco, historienne

298. Benoît Rousseau, physico-chimiste

299. Henry Rousso, historien

300. Josette Rouvière-Yaniv, directeur de recherche, CNRS

301. Jean-Louis Sagot-Duvauroux, philosophe et dramaturge

302. Flora Saladin, militante associative

303. Jean-Christophe Saladin, directeur de collection aux belles lettres

304. Denis Salas, magistrat, essayiste

305. Christian Salmon, écrivain, fondateur du parlement des écrivains

306. Jean-Loup Salzmann, président de l’université Paris 13

307. Philippe Saunier Borrell et Marion Vian, codirecteurs de Pronomade(s)

308. Pierre Sauvageot, compositeur, directeur de Lieux publics, à Marseille

309. Patrick Savidan, philosophe

310. Pierre Savy, historien

311. Raphaël Scharfmann, directeur de recherche Inserm

312. Simonne Sciama, psychologue

313. Jean Jacques Sempé, dessinateur

314. Fabienne Servan Schreiber, productrice de films

315. Sandrine Silvente-Poirot, scientifique

316. Pierre Singaravélou, historien

317. Florian Sitbon, metteur en scène

318. Jean-François Sivadier, metteur en scène

319. Philippe Sollers, écrivain

320. Tiphaine Soulié, kinésithérapeuthe

321. Antoine Spire, journaliste

322. Bernard Stiegler, philosophe

323. Benjamin Stora, historien

324. Emmanuel Szurek, doctorant en histoire

325. Bruno Tackels, philosophe et écrivain

326. Fabiola Terzi, médecin PhD

327. Isabelle This-Saint-Jean, économiste, vice-présidente de la Région Île-de-France

328. Nicolas Tricaud, scientifique

329. Antoine Triller, directeur de recherche Inserm

330. François Touchard, étudiant en philosophie

331. Philippe Torreton, comédien

332. Guillaume Tronchet, enseignant et doctorant en histoire

333. Michel Tubiana, avocat

334. Agnès Ullman, scientifique

335. André Ulmann, médecin

336. Anne Ulmann, maître de conférences

337. Valérie Urbach, scientifique

338. Loïc Vadelorge, historien

339. Nadine Varoutsikos-Perez, directrice de la Scène Nationale de St Nazaire

340. Annie Varrault, scientifique

341. Jean-Paul Vernant, professeur de médecine

342. Claude Véron, président de Jeunes Talents Cirque Europe

343. Philippe Videlier, historien, écrivain

344. Georges Vigarello, historien

345. Éric Vigner, metteur en scène

346. Jean Luc Villeval, directeur de recherche Inserm

347. Jean-Pierre Vincent, metteur en scène

348. Patrick Viveret, philosophe, magistrat honoraire, écrivain

349. François Vrtovsnik, professeur de médecine

350. Loïc Wacquant, sociologue

351. Emmanuel Wallon, sociologue

352. Sophie Wahnich, historienne

353. Michel Wieviorka, sociologue

354. Annette Wieviorka, historienne

355. Daniel Wilk, ingénieur d’études

356. Blaise Wilfert-Portal, historien

357. Charlie Windelschmidt, metteur en scène (Cie Dérézo)

358. Frédéric Worms, philosophe

359. Moshe Yaniv, biologiste, membre de l’académie des sciences

360. Aline Zeggagh, cardiologue

361. Mohand Zeggagh, dirigeant d’entreprise

362. Alain Zivi, psychiatre

[1Le sénateur centriste Gouteyron, un humaniste, avait même un moment repris notre proposition de loi Marchand à son compte.

[2On se souvient de célèbres socialistes passés à droite extrêmement au sein même de leur parti comme les deux proconsuls en Algérie française, Robert Lacoste et Max Lejeune.

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  • 29 septembre 2012, par solensy

    Et bien ils auraient mieux fait de s abstenir les intellos...

     

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