CIFPR

Centre interdisciplinaire de formation à la psychothérapie relationnelle

Devenir psychothérapeute de nouvelle désignation ou psychopraticien relationnel

Seulement le titre

Notre école forme désormais des psychopraticiens relationnels, auxquels elle délivre un diplôme de psychopraticien multiréférentiel. Jusqu’à présent nous nous dénommions psychothérapeutes relationnels. Depuis juillet 2010 la loi dite "Accoyer" réserve le titre de psychothérapeute aux psychothérapeutes paramédicaux diplômés en médecine ou psychologie (pas du tout relationnelle !), elle réserve seulement l’usage du titre, auquel il nous est prescrit d’accéder ou de renoncer.

voir également

 terminologie, entrée de novembe 2012.

titre vs. nom de métier

Consulter pour davantage d’information notre fiche de novembre 2010 : de psychothérapeute à psychopraticien, qui affine la terminologie et distingue entre nom de métier, psychopraticien, et titre professionnel garanti par les quatre institutions historiques de la psychothérapie relationnelle – par exemple psychopraticien relationnel du SNPPsy [1]

L’un n’empêche pas l’autre

Si c’est psychothérapeute au sens nouveau que vous voulez devenir, psychothérapeute NN adressez-vous à l’université, faites psycho, et soyez jeune de préférence, c’est l’âge, pour ce genre d’études. Vous y apprendrez un métier différent (qui pourrait s’appeler psychopathologue) de celui que nous exerçons et nous proposons de vous transmettre. L’un d’ailleurs n’empêche pas l’autre, simple question de temps, de préférence et d’investissement. Consultez à ce sujet notre Carré psy pour vous repérer.

Il faudra désormais distinguer, durant une phase de transition de plusieurs années, entre

a) Ex psychothérapeute (relationnel) —> psychopraticien (relationnel)

Le psychothérapeute devenu ex, d’ancien régime, dans le cadre duquel on trouvait les psychothérapeutes relationnels, devient à présent psychopraticien, plus précisément dans l’univers SNPPsy-Affop : psychopraticien relationnel, formé dans nos Écoles [2],

En effet depuis 1997 nous nous distinguons comme relationnels, d’où les parenthèses de l’intertitre. Cliquez sur l’hyperlien Relation si ça vous paraît compliqué. Il s’agit seulement d’une saine et clarificatrice dissociation.

b) & psychothérapeute de nouvelle appellation : universitaire paramédical – titre protégé

Ceux que nous désignons comme psychothérapeute NN. Ils relèvent de catégories distinctes. Il s’agira [3] de

 sortes de super psychologues paramédicalisés [4], diplômés de l’université, d’inspiration cognitiviste et neurosciences, [5]

 psychanalystes (traitement varié selon qu’ils sont psychologues, médecins, psychiatres)

 médecins rebaptisés moyennant quelques stages,

 psychiatres enfin, lesquels sont psychothérapeutes de droit non divin mais médical, un psychiatre se définissant comme psychothérapeute (NN) par… définition.

Deux appellations, trois, non, quatre corporations, deux disciplines d’orientation et d’épistémologie spécifiques, deux professions distinctes [6], deux titres [l’universitaire et le professionnel garanti (GLPR)]. Un cochon n’y retrouverait pas ses petits, mais pourquoi diable aurait-il été les perdre par là ?

Dynamique de subjectivation

Notre discipline et clinique, elle, n’a pas bougé, seulement changé de nom. Elle demeure centrée sur la dynamique de subjectivation – d’où l’importance de notre relationnel, toujours lui ! – Nos institutions historiques (regroupés dans le cadre du GLPR) continuent de la soutenir et contrôler. L’intervention du législateur a simplement partagé les fonctions et épistémès et organisé la scission légale entre psychothérapeutes NN et désormais psychopraticiens relationnels.

Psychothérapie relationnelle uniquement

Qui conservent le privilège d’exercer en libéral selon les exigences de la psychothérapie relationnelle. Nos psychopraticiens pourront inscrire sur leur carte de visite, psychothérapie (ou psychopratique) relationnelle uniquement  : nous demeurons les seuls à la connaître, transmettre et administrer.

Votre point fort

L’originalité de ce métier tient en partie au fait qu’on y accède sur le tard. Ce qui peut vous rendre hésitant constitue en fait votre point fort : votre expérience de vie et de vie professionnelle en dehors de la psychothérapie à proprement parler, et parfois à grande distance de ce champ d’activité.

Le fait que vous n’y soyez pas expert ne gêne pas non plus : c’est avec des civils que l’armée fait des militaires. Le temps que vous avez déjà consacré à une démarche psy s’ajoutera à vos atouts, et raccourcira d’autant le délai à prévoir pour votre entrée dans l’exercice de la profession.

Prenez conseil

On mesure la complexité du monde des psys, telle que la dessine le Carré psy, sachant que souvent un même psy combine plusieurs compétences (sans compter les incompétences, à savoir les demies et fausses compétences acquises par la magie de la confusion et du corporatisme conjugués).

Les voies qui sont décrites ici diffèrent et selon le cas vous vous situerez dans l’une d’elles. Il faudra un entretien de conseil avec nous pour étudier votre situation personnelle concrète, tenir compte de vos contraintes, définir une stratégie. N’hésitez pas à entrer en dialogue avec nous, une étincelle peut en jaillir, qui au bon moment mettra peut-être le feu à vos poudres.

[1Cette question s’affinera encore, puisque le SNPPsy s’apprête à ouvrir à la publication la liste de ses membres non encore titularisés, exerçant si l’on peut dire à mi-titre. Une profession cela s’organise, ne vous étonnez pas que cela nécessite de nombreux réglages à partir du moment où l’on commence à toucher à l’un des points d’un système d’ensemble.

Il demeure qu’en dehors de la sphère d’influence de la médecine le monde des professionnels du psychisme continue d’exister et d’être capable de garantir la spécificité et qualité des prestations proposées dans la zone d’influence des organismes reliés dans le cadre du GLPR. Note du 6 décembre 2010.

[2Une exception, les ex psychothérapeutes du Psy’G s’apprêtent à devenir psychopraticiens tout courts. Pas forcément mécontents par ailleurs de se voir inopinément débarrassés du radical thérapeute qui à leurs yeux faisait trop soignant. On trouve de tout dans la nature psy, et c’est aussi bien ainsi.

[3Car aucune de ces catégories n’existe encore, le décret d’application venant de sortir, rien n’étant mis en place pour que les candidats au nouveau titre puissent travailler à remplir les conditions édictées. Un joli paradoxe, les psychiatres, seuls à posséder le droit immédiat au titre, pourront, seuls maîtres des Commissions d’habilitation (clause grand-parentale), légalement siéger dans de très étranges Commissions mixtes censées représenter psychiatres, psychologues et psychanalystes. Nous allons voguer de surprise en surprise dans cette surprenante aventure.

[4Retournés dans le giron de la psychiatrie, elle-même retournée dans celui de la neurologie.

[5Les psychologues ancien régime devront repasser (furieux) en psychiatrie pour la psychopathologie.

[6Sauf qu’officiellement psychothérapeute demeure un titre, nullement une profession. C’est le Ministère qui l’affirme.

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