CIFPR

Centre interdisciplinaire de formation à la psychothérapie relationnelle

IX Direction et encadrement

PHILIPPE GRAUER

Psychothérapeute relationnel et psychanalyste, Ph. Grauer est l’un des pionniers en France de la psychothérapie humaniste, qu’il a introduite et développée à l’université (Nantes puis Paris 8) jusqu’à ces toutes dernières années. A jeté les bases avec Jean-Michel Fourcade du premier Centre français de diffusion, de recherche et d’application dans ce domaine.

Il comprend rapidement que la formation à la psychothérapie relationnelle devra s’effectuer dans des écoles disjointes de l’université, mais hors du risque d’enfermement prématuré des méthodes-écoles. C’est ainsi qu’il crée le Cifp en 1982, dans la perspective innovante de la problématique intégrative et de la multiréférentialité.

Cette école de type nouveau instaure alors pour la première fois avec la radicalité nécessaire le paradoxal et riche dialogue interdisciplinaire entre gestalt-thérapie existentielle , analyse bioénergétique, travail à médiation corporelle (souffle et piscine d’eau chaude), psychothérapie de groupe, et psychanalyse.

C’est dans ce cadre que Ph. Grauer s’intéresse aux concepts adaptateurs — qu’on peut également aller chercher en linguistique, philosophie, anthropologie et histoire, qui ménagent, au sein de la psychothérapie relationnelle prenant son essor dans le dernier quart du siècle dernier, entre des disciplines pour une part complémentaires, que séparent pourtant d’incontestables lignes de rupture épistémologiques, des zones de franchissement et de dialogue.

Il met en place une formation fondée sur un constant débat. Ce qui permet une ouverture, le travail d’une ambiguïté difficile et fertile. Et la maturation nécessaire à l’acquisition d’une compétence professionnelle élargie et approfondie, dans un espace de recherche épistémologique et méthodologique complexe et contradictoire, intégrant l’indispensable dimension critique.

Membre didacticien du SNPPsy, membre d’ARTEX et de la SIHPP . Co-fondateur du Snppsy — Syndicat national des praticiens en psychothérapie, il en assure la présidence depuis une décennie, exerçant également par ailleurs d’importantes responsabilités à l’Affop et à la Ffrapim.

Publications

Co-auteur de Profession psychothérapeute (dir. Yves Lefebvre), Buchet-Chastel.

Collaboration à Pour une psychothérapie plurielle, dir. A. Delourme, Retz

Nombreux articles et collaborations.

PATRICK MAMIE

Musicien, concertiste et compositeur, il engage dans les années 70 une formation auprès de la Société suisse de pédagogie musicale et exerce dès lors en qualité de professeur d’éducation musicale.

Il découvre l’Art-thérapie et la Gestalt dans les années 80 et conduit dès lors en parallèle une carrière artistique et un investissement dans la Gestalt-thérapie.
Après une formation de Troisième cycle auprès de l’École parisienne de gestalt, il ouvre un cabinet à Genève et exerce en qualité de psychothérapeute gestaltiste. Passionné par ce double intérêt - art et thérapie - il concentre sa recherche sur la musique et l’improvisation vocale et corporelle, associées à la Gestalt et utilisées comme moyens privilégiés de contact profond avec soi et de rencontre avec l’autre.
Quatre années de formation auprès du Centre d’intervention gestaltiste de Montréal - diplôme du séminaire clinique de Gilles Delisle - ancrent sa pratique dans la thérapie individuelle et de groupe ainsi que dans le champ institutionnel.

Membre de la Société suisse romande de gestalt-thérapie, il crée à Genève, en 1994, le Centre de développement et d’intégration gestaltiste — CDIG — . Des stages à thème et des séminaires de développement professionnel y sont proposés, animés par des intervenants régionaux et internationaux.

Anime personnellement des cycles de supervision dans le cadre du CDIG.

CLAUDE RABANT

Né en 1940, étudie la philosophie à l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, sous la direction notamment de Louis Althusser et de Jacques Derrida. Passe l’agrégation de Philosophie en 1964.

Au cours des années 1963 et 1964, Louis Althusser initie les élèves de l’Ecole normale à l’oeuvre de Jacques Lacan, en organisant un séminaire sur ce psychanalyste encore peu connu. En 1964, après la scission qui allait donner naissance à l’Ecole Freudienne de Paris, Jacques Lacan est accueilli par l’Ecole Normale, sous l’égide de l’Ecole pratique des hautes études, pour la poursuite de son Séminaire, consacré cette année-là, après l’interruption brusque du Séminaire sur "Les noms du Père", aux "Quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse". La rencontre avec l’oeuvre de Lacan (les Écrits sont publiés en 1966) et avec son enseignement, décide de l’engagement de C. Rabant dans la psychanalyse.
Commence une analyse à Paris, en même temps qu’il enseigne à la Faculté des Lettres et Sciences humaines de Clermont Ferrand, où enseignent également Michel Foucault et Michel Serres. Dès sa fondation par Lacan en 1964, participe aux activités de l’Ecole Freudienne de Paris, dont il est membre jusqu’à sa dissolution en 1980.

La création du Département de Psychanalyse à l’Université de Paris VIII - Vincennes, à l’initiative de Michel Foucault et sous la direction de Serge Leclaire, le ramène à Paris en 1969. Dans les années qui suivent, commence à exercer comme psychanalyste, et quitte l’Université.
Après la dissolution de l’Ecole freudienne de Paris, en 1980, il contribue, en 1982, à la fondation du Cercle freudien, l’une des associations psychanalytiques qui existent aujourd’hui dans le champ toujours mobile des institutions post-lacaniennes. Crée la revue Patio, qui sort 12 numéros entre 1983 et 1989, puis, en 1992, la revue Io, qu’il dirige toujours, aux éditions Erès à Toulouse.
Publications

Délire et Théorie, Aubier-Montaigne, 1978.

Clins, Aubier, en 1984.

Inventer le réel, Denoël, 1992.

Nombreux articles.

Depuis 1992, les divers obstacles et impasses rencontrés par la psychanalyse le conduisent à rechercher les connexions possibles de l’expérience psychanalytique avec d’autres expériences, notamment la danse, le yoga, le théâtre, pratiques du corps et pratiques artistiques à la recherche, de leur côté, de liens multidisciplinaires propres à éclairer, à leur façon, leurs propres questions et leur propre histoire.

LAURENCE TRILLES

Psychothérapeute et Analyste bio-énergéticienne, certifiée par l’Institut d’analyse bio-énergétique de New-York, membre superviseur de la SFABE (Société française d’analyse bio-énergétique).

Kinésithérapeute de formation, elle a exercé la kinésithérapie dès 1969 en hôpital psychiatrique puis la relaxation analytique de type Ajuriaguerra avant de se former à l’analyse bio-énergétique qu’elle exerce depuis 1985.
Participe à un travail de recherche parmi différentes discipines psycho-corporelles issues du courant humaniste ; démarche personnelle en psychanalyse successivement jungienne puis freudienne.

BERTA VEGA-FERNANDEZ

Psychologue clinicienne et sociale, psychothérapeute, formée à l’Université catholique du Chili. Elle obtient une bourse du gouvernement français pour faire ses études de troisième Cycle à l’Université de Paris VII sous la direction du professeur Max Pagès avec lequel elle réalisez un DEA sur la Conscience du corps .
Elle approfondie ses connaissances de psychothérapeute en suivant les cursus de la FLDP.
Elle est invitée par le professeur E. Marc Lipiansky de l’Université de Nanterre Paris X, à participer comme collaboratrice et plus tard comme chargée de cours « Communication et interaction sociale ». Elle est chargée d’autres enseignements à Paris X : Initiation aux situations d’entretiens, Ecoute et interaction, psychologie sociale clinique des groupes.
Elle travaille aussi à l’université de Paris XIII, Villetaneuse, dans le département de Psychologie Sociale, comme chargée du cours : Pratique de groupe.
Elle exerce comme psychologue clinicienne et psychothérapeute en individuel et en groupe.
Elle est aussi formatrice dans deux Institutes de formation de psychothérapie : NFL et CIFP à Paris.
Elle réalise un travail de supervision avec les personnes qui se forment comme psychothérapeute de groupes et individuel.

Daniel RAMIREZ IBANEZ

Philosophe
Professeur, animateur et consultant

Études de philosophie à Santiago du Chili, à l’Université Catholique du Chili.
Parallèlement à des études de musique : flûte traversière et composition.

En 1984 il finit ses études de philosophie avec un mémoire en 2 volumes sur Nietzsche et l’art, sous la direction d’Humberto Giannini.
Professeur adjoint, chargé des cours de philosophie contemporaine, avant de devoir fuir le Chili pour s’établir en France.
À Paris D.E.A. en philosophie de l’art à l’Université de Paris I (Sorbonne), sur le problème du temps dans la musique contemporaine.
Achève également ses études de musique à l’École normale de musique de Paris et développe une carrière de concertiste.
S’est intéressé aux traditions spirituelles d’orient et d’occident, à la psychologie et à la psychothérapie.

Depuis 1997 il est formateur au Centre interdisciplinaire de formation en psychothérapie — CIFP, chargé du programme de philosophie de cette École.

Depuis 1997 il participe à la mouvance des cafés philosophiques en France, assurant l’animation au premier de ceux-ci en France, le Café des Phares, place de la Bastille à Paris, invité par Marc Sautet, le fondateur des Cafés-philo, à qui il a succédé dans l’animation des dîners philosophiques organisés par Le Cabinet de Philosophie à Paris.
Invité à inaugurer des nouveaux lieux de débat philosophique et en tant que conférencier en plusieurs villes de France, ainsi qu’en Belgique, Suisse, Chili et Japon. Il a animé des multiples débats avec la présence des philosophes et savants, comme Marc Sautet, Paul Virilio, Albert Jacquard, Christian Godin et Albert Kahn.
Membre de la Chaire Unesco de Philosophie.

Fondateur et rédacteur en chef de PENSER AU PRÉSENT, le journal européen de philosophie.
Il est le créateur, animateur et programmateur du cycle CINÉ-PHILO à L’Entrepôt à Paris (débats philosophiques à partir des films), qui a lieu depuis 1998.
A également fondé le Café-philo du Forum 104 (Vaugirard) à Paris, depuis 2000, un lieu de rencontre de la philosophie et des spiritualités contemporaines.
Concepteur et coordonnateur du Séminaire public 8 philosophes fondamentaux, un enseignement libre de la philosophie à Paris, depuis juillet 2000, et des Parcours philosophiques , Séminaires d’étude au Forum 104, depuis octobre 2001.
Ces activités l’ont amené à fonder, en 2005, le Forum Philosophique de Paris, qui a pour vocation de développer ces nouveaux usages ouverts à tous de la philosophie comme voie de recherche de sens personnel et comme instrument critique en vue d’une existence plus lucide et responsable dans le monde contemporain.

Il a conduit pendant quatre ans un café-philosophique avec des SDF à la Maison de la Solidarité de Gennevilliers, dans le cadres des boutiques Abbé Pierre.
Invité dans de multiples colloques en tant qu’intervenant philosophe ou en tant qu’animateur. Il a été responsable des journées d’étude et de formation dans des Institutions comme Acte 91 (Médiathèques de l’Essonne), Arimage (des artistes en milieu hospitalier) et Fondation Abbé Pierre ainsi qu’ à la session de La Neylière, autour de réflexion sur la pédagogie des directeurs et professeurs des Lycées Maristes de France.
Il intervient aussi régulièrement aux Bieler Philosophietage en Suisse. Des articles et une interview traduits en allemand ont été publiés à ces occasions.

Ses intérêts philosophiques couvrent toute l’histoire de la pensée, visant une compréhension des problématiques actuelles avec l’aide de la pensée fondamentale. Il s’intéresse à l’éthique et à la philosophie politique contemporaine, avec le souci de rendre accessible les problématiques au public non-spécialisé et d’élargir l’usage de la philosophie hors de ses domaines habituels.
Reprenant des recherches universitaires, il est inscrit depuis 2003 en thèse de doctorat en philosophie morale et politique à l’Université de Paris IV, Sorbonne, sous la direction d’Alain Renaut.

Auteur d’un volume de poésie, édité au Chili et de nombreux articles de théorie de l’art, ainsi que des conférences sur l’esthétique et critique de la culture, tant en France qu’en Amérique latine.
Auteur de La Vie a-t-elle un Sens ? aux éditions Pleins Feux, Nantes, juin 2000 (épuisé).

JOSY COURIER GHÉDIGHIAN

Psychanalyste de l’Institut C.G. Jung, membre titulaire de la Société de sexologie, responsable du Psychocorporel au CHU de Bobigny, praticienne certifiée de l’Institut d’analyse bioénergétique de New-York.

S’adonne à la pluralité des champs de recherche et d’expérience aujourd’hui, comme dans sa formation universitaire dès le départ : droit, lettre, psychologie.
Articuler les différents domaines de la connaissance lui semble une métaphore de la pratique psychothérapeutique, car elle pense que chaque être conjugue, plus ou moins aisément à l’intérieur de lui-même, les mondes qui l’ont fait naître et la diversité des expériences qui lui ont été données à vivre.
Vingt années et plus, dans la pratique des psychothérapies de groupe et des psychothérapies individuelles n’ont fait que l’encourager à investiguer de nouveaux lieux : les psychothérapies familiales, l’orient, la langue et civilisation nippones, le bouddhisme, dont elle intègre des éléments déterminants à ce qu’elle transmet.

ALAIN DELOURME

Docteur en psychologie. Psychologue clinicien. Psychothérapeute formé à la psychanalyse et aux thérapies psycho-corporelles, individuelles et groupales. DEA de philosophie éthique. Chargé d’enseignement à l’Université Paris XIII. Formateur de thérapeutes et de médiateurs familiaux.

Publications

La distance intime, tendresse et relation d’aide, Desclée de Brouwer, 1997.

Le bonheur possible.

L’école & son organisation
 

Accueil | Quâ€â„¢est-ce que le CIFP | Nous contacter | Plan du site

Copyright © CIFP - Mentions légales