Quatre axes, deux groupes
La psychothérapie regroupe en tant que terme générique autour du concept de soin psychique un nombre considérable de pratiques, de méthodologies, de théories et même deux épistémologies distinctes. Elle s’institue selon quatre axes disciplinaires, lesquels se répartissent en deux sous-ensembles.
Les psychothérapies académiques : le spécialiste sujet considère le patient objet
Premier volet, à partir d’une épistémologie objectiviste, un homme de science sujet traite un objet maladie (ou le patient comme un objet), la médecine et la psychologie ont chacune développé, comportant une section psychothérapie, deux disciplines respectivement dénommées psychiatrie et psychologie, lesquelles s’enseignent à l’université à de jeunes étudiants. Le soin qui se prodigue dans cette sphère est celui que classifie la Sécurité sociale, celui qui s’administre. Le soin annexe qu’offre la psychologie consiste à tester et diagnostiquer, et à accompagner par l’écoute, sur des durées brèves. Niveau d’études : bac + 9 pour la psychiatrie, qui s’intéresse au domaine de la maladie mentale, + 5 pour la psychologie, le niveau par lequel classiquement se définit l’accès à une profession intellectuelle.
Cela constitue psychiatre et psychologue en professionnels au savoir académique certifié. Ces deux professions évoluent, depuis une vingtaine d’années, à partir de la dégénérescence de la psychiatrie [1], spécialité naguère prestigieuse en médecine, actuellement dépréciée, dont la perspective est la disparition au profit d’une médecine généraliste prescriptrice de médicaments psychotropes. On peut considérer le déclin programmé de la psychiatrie, accéléré depuis une dizaine d’années, comparable à celui par exemple qui menaçait il y a peu encore la gynécologie, comme une catastrophe, il n’empêche que c’est la tendance. Cette décadence psychiatrique s’accompagne paradoxalement d’une tendance à promouvoir un biopouvoir médical cherchant à englober contrôler et subordonner l’ensemble des pratiques du champ psy.
Une vaste réorganisation du domaine de la santé mentale est en cours à partir de ces données, dans les sens inverses d’une médicalisation scientiste [2] de l’existence et du développement de la psychothérapie relationnelle. La psychologie dans cette affaire lutte pour sa survie en tant que discipline, et comme les psychologues ont massivement pris pied à l’hôpital, la psychothérapie objectiviste qui s’y pratique voit s’aiguiser la rivalité entre les deux partenaires institutionnels qui y collaborent à égalité sous l’autorité de la médecine, se voulant plus égale que sa consœur, pendant que cette dernière se veut toujours plus médico-scientifique. Ce qui n’empêche pas les psychologues cliniciens se réclamant de la psychanalyse de proposer tout à fait autre chose, la complexité règne dans ce domaine.
Qu’il soit clair au demeurant, que les praticiens diplômés de ces deux disciplines exercent bien entendu des fonctions indispensables, et qu’on ne peut que déplorer ce qui arrive à la psychiatrie, et souhaiter que de leur côté les psychologues jouissent d’une formation d’excellente qualité et d’une complète indépendance, la coopération étant bien autre chose que la subordination dans ce domaine sensible. Sur le terrain les praticiens de ces deux disciplines effectuent leur travail en disposant grâce à leur diplôme de cadres de référence tout à fait protecteurs pour la population, concernant leur champ d’activité. Mais pas davantage. Ce que nous soutenons ici, c’est plutôt la position de chacun son métier, que la confusion est mère de tous les malentendus et qu’à l’abri d’une profession il ne vienne pas s’en exercer une autre en contrebande. D’autant que la fraude a toujours lieu dans le même sens, on n’imagine pas que des psychothérapeutes relationnels ou des psychanalyses se prennent impromptu pour des médecins (psychologues, ils n’en ont ni la prétention ni l’usage).
Psychanalyse et psychothérapie relationnelle : de sujet à sujet
Second volet, en France la psychanalyse depuis la fin de la guerre et la psychothérapie relationnelle depuis les années 60 ont déployé un espace dans lequel le terme soin prend la connotation philosophique de souci de soi . Leur épistémologie repose sur le principe de la rencontre entre deux subjectivités, dont l’une part à la découverte d’elle-même. Ces deux disciplines visent chacune à partir de principes et de méthodes parfois voisins, parfois différents [3], la mise en place chez la personne, à partir de la relation et du transfert considérés comme moteurs, d’un processus qui offre l’occasion de se réorganiser psychiquement en prenant conscience de soi-même et devenant sujet de sa propre histoire. Elles se transmettent dans des Écoles privées ou sociétés savantes auprès d’une clientèle souvent plus âgée, en majorité en reconversion en ce qui concerne la psychothérapie relationnelle. Le niveau final des études est de type bac + 5, on atteint l’équivalent d’un M2, Master pro dans la nouvelle terminologie [4], classique pour définir une telle profession. Singularité, son domaine et outil de travail étant la relation elle-même, l’étudiant sortira de l’École transformé et pas seulement formé. D’ailleurs il aura doublé son parcours de formation d’une psychothérapie ou psychanalyse personnelle, le qualifiant en profondeur, parti qu’il sera revisiter son expérience de vie, personnelle, familiale et professionnelle, à un niveau intime. Devenu praticien il exercera on le comprend bien différemment, car il aura conjugué au cours de sa formation, au sens littéral de la formule, science et conscience [5] .
Le cumul et ses complications
Notule : inopinément, cet exposé présente la psychanalyse comme une psychothérapie. Débat interminable. Freud confondait les deux, appelant la psychanalyse psychothérapie. Nous dirons qu’il s’agit d’une discipline opérant dans le champ générique psychothérapique, et que l’emploi du seul terme générique prête à confusion. Ainsi d’ailleurs que celui de psychothérapie d’inspiration psychanalytique, de l’avis de nombre de psychanalystes. Quoi qu’il en soit, de nombreux psychanalystes pratiquent de la psychothérapie [6] , en dehors du fait qu’on pourrait considérer stricto sensu la psychanalyse comme une psychothérapie. Il y a bien des psychothérapeutes relationnels qui pratiquent la psychanalyse. Le principe du cumul règne dans cette sphère. Laissons la question en suspens, les praticiens se nommer comme ils l’entendent et respectons les dans le nom qu’ils se donnent, pourvu qu’il soit validé par des pairs institutionnellement assignables et vérifiables.
L’irruption de la psychanlyse
Si tout était aussi simple que cela, encore que parler de simplicité devient déjà difficile, on se demanderait pourquoi tant de conflits et de figures embrouillées caractérisent ces espaces professionnels. C’est ici qu’il convient d’accomplir un détour par l’histoire, précisément, de la psychanalyse. Après avoir traité deux volets, nous allons devoir nous occuper d’une fausse fenêtre. Très rapidement, Freud intervint pour soutenir l’idée de psychanalyse laïque, laïque de la médecine, non médicale. Il soutint qu’être médecin constituait une difficulté supplémentaire à postuler à l’exercice de la psychanalyse. Cette bonne parole n’empêcha pas, tout d’abord, ce qui fut positif, les psychiatres de s’inspirer de la psychanalyse, et cumuler les deux disciplines (ce qui n’est pas sans poser de problèmes, on pourrait dire qu’une certaine multiréférentialité se trouve déjà là), ensuite une grande société-école de psychanalyse en France de ne recruter pratiquement que des médecins, aux risques et périls de la psychanalyse.
La psychanalyse se fait héberger à l’université tout en restant en dehors
Une tendance lourde au sein de la psychanalyse dans notre pays consista d’ailleurs à encourager ses membres à passer par la reconnaissance sociale d’un diplôme parallèle, donc à devenir clercs d’une autre discipline. En médecine, bien entendu, mais les études en psychiatrie étant particulièrement lourdes, tout aussi bien en psychologie. D’autant que parallèlement se développait dans les départements de psychologie au lendemain de la guerre, sous l’impulsion de psychanalystes hôtes, une des composantes de la psychologie, la psychologie clinique, d’inspiration psychanalytique, faisant face à la tendance comportementaliste dite scientifique, d’inspiration comportementaliste, qui continuait de s’y dispenser, à l’enseigne de l’introuvable "unité de la psychologie" de Daniel Lagache.
Résultat de cette complexité, un nombre important de psychanalystes de nos jours sont de ce fait des psychologues cliniciens auxquels leurs enseignants ne se sont pas privés de faire savoir qu’ils n’étaient que peu de chose à titre de psychologues, et qu’ils n’accéderaient que difficilement à l’aristocratie psychanalytique. Illusion connexe, de nombreux psychologues cliniciens s’imaginent psychothérapeutes (relationnels) alors qu’ils n’en ont jamais reçu la formation, pourvu qu’ils aient effectué quelque parcours en psychanalyse. La pratique du vrai cumul (psychologue-psychanalyste) débouche ainsi sur celle du pseudo cumul du psychologue clinicien plus ou moins analysé [7] s’imaginant psychothérapeute (relationnel), avec un déficit de formation d’au minimum quatre ans.
Tout cela ne doit pas nous faire perdre de vue que la psychanalyse en France ne devint jamais une discipline universitaire à part entière, au sens plein du terme. Elle s’est contentée de parasiter la psychologie. Cette singularité ne fut pas rompue lorsque Lacan introduisit la psychanalyse de sa Société à Paris 8, comme hôte de la philosophie. L’organisation féodale de l’université vit fleurir quelques fiefs, des conglomérats psychanalytiques dans certaines UFR, mais cette petite visibilité universitaire ne doit pas faire illusion. Si l’on appelle discipline un corps constitué de savoir enseigné sous un nom propre à l’université dans des UFR avec un système doctoral et des chaires ad hoc [8] , la psychanalyse dans notre pays ne constitue pas une discipline. Elle ne jouit pas d’une autorité scientifique académique pleine et entière, mais seulement collatérale.
Toujours le cumul
Ce déficit nous venons de le voir sera compensé en partie par la pratique du cumul. Diplômé en psychologie, ayant passé par le dispositif singulier de la psychologie clinique, le psychanalyste non médecin pourra s’estimer couvert. Bien entendu les psychanalystes non psychologues et non médecins intrinsèquement laïcs, ça existe aussi. On devra au lacanisme d’avoir favorisé cela. Voici en tout cas apparemment exonérés de la charge professionnelle à proprement parler psychanalytique les psychanalystes psychologues. Naviguant sous pavillon étranger — devrait-on dire de complaisance, ils exerceront leur art sous la livrée d’une profession établie par ailleurs. Rebond de la même pierre, ce qui fait deux coups d’une, la psychanalyse se revendiquera comme non profession. Inassujettie au socio-politique, extra-territoriale, elle s’affichera insoumise, voire subversive de nature. Autre chose que de tomber dans le trivial du travail social plus ou moins normatif supposé assigné à la psychothérapie. Tout en assurant le travail socialisé en question en association avec la psychiatrie de secteur au sein des CMP. La confusion identitaire qui résulte de tout cela n’est pas favorable à la conduite d’un travail sur l’identité.
Entrée en scène de la psychothérapie relationnelle
Reste, faisant pendant à la psychanalyse du côté du processus de subjectivation, la psychothérapie relationnelle. Après la fausse fenêtre, le trou dans le mur. Il avait été percé dans les années 50 par la psychologie humaniste américaine, sous le nom de Troisième voie, à l’initiative d’Abraham Maslow, faisant irruption entre une psychanalyse médicalisée et normative (il n’y avait pas que cela aux États-Unis, une psychanalyse très vivante s’y déployait également) et un comportementalisme déjà antihumaniste. Ce mouvement s’est développé dans les années 60 pour donner le Growth Movement, parvenu chez nous en plusieurs vagues dont la première fut la rogerienne, la deuxième le Mouvement du potentiel humain, avec l’aile marchante du psychocorporel, qui se transmua en Nouvelles thérapies dans les années 80, pour devenir la psychothérapie relationnelle [9] au tournant du siècle.
Une discipline laïque à l’identité bien constituée
Brèche désormais bien aménagée en ouverture symétrique de la psychanalyse sous le volet subjectivation, répartie en quelques grands champs disciplinaires : domaine existentiel, groupal, psychocorporel, transpersonnel, intégratif ou multiréférentiel, ayant souvent intégré une part importante de l’expérience psychanalytique [10] , la psychothérapie relationnelle, nouvelle venue dans la configuration globale du champ psy, est installée depuis une bonne génération. Elle aussi constitue une discipline extra-universitaire. Laïque par définition et par excellence, c’est elle qui aura l’impertinence institutionnelle de se proclamer comme profession, sans égard pour le fait de déterminer si ses lieux de formation sont universitaires ou non. Son personnel n’appartient généralement pas à la corporation des psychologues, les médecins n’y sont pas très nombreux, et les étudiants de ses écoles n’ont pas l’intention d’ajouter à leurs études dans cette discipline cinq années de psychologie, qui n’a que bien peu à voir avec sa spécificité.
Des institutions diversifiées et solides
Elle s’est dotée d’institutions diversifiées, à partir de la fondation du Snppsy en 1980. Ses sociétés-écoles couvertes par des systèmes de garantie collective de qualité forment-transforment des étudiants, principalement en reconversion. Elle flamba de quelques feux de paille à l’université dans les années 6O et 70, mais ils retombèrent avec le souffle de 68, deux ou trois chaires tout au plus surnagèrent, puis disparurent, l’université française s’avérant indisponible à ce genre de savoir. Bénéficiant a priori de peu de voix universitaires, sa fragilité institutionnelle relative n’échappa pas à l’attention malveillante envers le champ de la subjectivation de ceux qui s’attaquèrent à elle pensant liquider au coup suivant la psychanalyse.
La tenaille TCC-Psychanalyse conservatrice (IPA) se resserre
C’est que la psychanalyse n’est plus ce qu’elle fut, toute puissante et hégémonique dans les années 60, encore en position de force lorsque le Mouvement du potentiel humain commença de la bousculer. Renommé thérapie comportementale et cognitive (TCC), le comportementalisme qui avait dû céder une grande partie du terrain devant la montée de l’humanisme et du Growth Movement, profitant du managérisme mondialiste, se trouva dans la position de traiter avec Widlöcher, président de l’IPA, l’Association internationale de psychanalyse héritée de Freud, une sorte de compromis historique pour le partage des places universitaires au niveau mondial. C’est comme si les deux branches de la tenaille d’entre lesquelles Maslow avait retiré la noix de la psychologie humaniste s’étaient resserrées. Une sorte de redistribution des rôles et des places est en cours, évacuant de fait la psychanalyse des positions dominantes qui furent les siennes il y a encore vingt ans, au profit, en psychologie comme en psychiatrie, du biopouvoir et de l’idéologie néoscientiste TCC, officiellement diffusée à présent par l’Inserm.
Attaque contre le bloc subjectiviste ; la Résistance s’organise
Noyau dur de résistance de l’humanisme psychothérapique comme psychanalytique à ces assauts d’un scientisme assisté par chiffrophrénie, les psychanalystes lacaniens hors IPA — Jacques-Alain Miller : "Évaluons les évaluateurs" — et les psychothérapeutes relationnels. Les coups portés par le futur président du groupe UMP à l’Assemblée nationale et un psychanalyste proche de la Société psychanalytique de Paris contre les psychothérapeutes relationnels (appelés psychothérapeutes tout court, ce qui conforte leur non reconnaissance) et ce qu’on pourrait appeler une psychothérapie citoyenne, visaient ces derniers, jugés maillon faible, et devaient se retourner ensuite contre les premiers, assez aveugles pour avoir contribué à leur propre ruine.
On entreprit de faire passer médiatiquement la psychothérapie relationnelle pour un repaire de charlatans [11]— le grand fantasme de la médecine, et ce fut l’honneur de l’École de la Cause freudienne et d’Élisabeth Roudinesco de s’opposer à la campagne lancée en ce sens, à la suite de l’opération conduite par les deux médecins Accoyer et Vasseur, dans toute la presse fin 2002. Le reste est connu. La réaction fut vive, et une Coordination psy, toujours en activité, fut mise en place, réunissant autour de la nébuleuse de la Cause les deux fédérations de psychothérapie relationnelle [12] , le syndicat SNPPsy, les psychiatres et psychologues freudiens. Le Parlement, sous pression vigoureuse, fit son travail, trop hâtivement, et accoucha d’une loi, la loi 52, rédigée de telle façon contradictoire que les décrets d’application ne pussent logiquement pas venir au jour.
Une loi impraticable
Cette loi 52 réglemente l’attribution du titre générique de psychothérapeute. Elle ignore l’existence de la psychothérapie relationnelle, reconnaît de droit au bénéfice du titre les diplômés : médecins (pas seulement les psychiatres) et psychologues, ainsi que par assimilation [13] les psychanalystes. Les autres doivent franchir un barrage, soit ridiculement élevé — ce qui n’est pas sans poser problème notamment aux psychologues, soit surbaissé — ce qui pose un autre type de problème aux psychologues. Une partie de ces "autres" sont les psychothérapeutes relationnels.
La loi n’est pas viable car elle stipule que les de droit seraient aussi soumis à conditions, donc ils seraient de droit et pas de droit en même temps, ce qui fait désordre du point de vue de la forme légale. La tendance croît en faveur de la demande de son abrogation.
Seconde bataille
Une seconde bataille à propos des décrets d’application eut lieu cette année, les verbatim [14] mis en circulation rendant publiques les délibérations des professionnels concernés au ministère ayant eu pour effet de court-circuiter le court-circuitage habituel par les services ministériels des niveaux politiques au bénéfice des lobbies. À l’heure où nous imprimons ceci le ministère semble marquer le pas.
Le Carré psy
Modification du paradigme, la psychothérapie relationnelle à présent constitue le quatrième côté du Carré psy, et il n’est plus question de s’en tenir à la figure triangulaire psychiatrie-psychologie surmontées de la psychanalyse qu’avait connu la seconde moitié du XX ème siècle. Cette figure sera encore soutenue d’arrière-garde. Mais celle du Carré psy une fois mise en route ne s’arrêtera plus. C’est à partir de cette réalité conceptuelle et institutionnelle que la psychothérapie relationnelle figure à présent comme interlocuteur de plein droit aux côtés des trois autres, et son alliance avec les psychanalystes ne relevant pas de l’IPA est raffermie. Dans les vingt ans à venir, psychothérapeutes relationnels et psychanalystes débattront, certainement avec une belle vigueur polémique, de leurs méthodes, pratiques et théories, mais devront se faire à l’idée qu’ils occupent ensemble le même camp scientifique, politique et humaniste [15] , et qu’ils le soutiendront mieux en s’unissant, sans pour autant se confondre.
Une voie nouvelle
C’est vous qui veillerez à développer ce débat et unifier ce champ. Dans une telle perspective, davantage encore peut-être que l’intégrativisme (on met l’accent sur les passerelles), la multiréférentialité — on maintient les différences et on conserve l’ensemble hétérogène, en tension intégratrice indéfinie [16] ), structure ouverte, est probablement appelée également à un brillant avenir. Le Cifp s’honore d’avoir le premier [17] ouvert cette voie. Depuis vingt ans il préconise une formation fondée sur la mise en carrefour et perspective, sans entrer dans aucun hégémonisme, en maintenant la tension entre des champs théoriques et pratiques hétérogènes, de l’existentialisme gestaltiste, du travail psychothérapique groupal, d’un psychocorporel lui-même multiple (bioénergie et dynamique du souffle, cette dernière d’inspiration, c’est le moment de le dire, psychanalytique), et de la psychanalyse dans sa diversité, le tout accompagné de philosophie. Ce modèle continuera de gagner du terrain, et évoluera certainement. En y participant vous vous inscrivez dans un mouvement vivant et dynamique, à la pointe de la recherche. Dans le cadre nous l’espérons d’une formation de qualité, nous vous y souhaitons plaisir, passion et découvertes.
