Bonjour,
J’ai le désir insensé (j’ai bien dit désir),prononcé et persistent de devenir psychotherapeute.Insensé car ce serait pour moi une reconversion professionnelle totale-j’ai travaillé une quinzaine d’année dans les métiers de l’hôtellerie et de la restauration.Insensé aussi vu les projets de loi qui se profilent,visant à resteindre l’accès à la profession aux seuls médecins et universitaires.
Tous les sujets relatifs aux Sciences Humaines me passionnent,interêt que j’avais développé aux cours de sociologie quand j’étais en fac de sciences éco,et que j’ai confirmé en fac de Psycho,matière pour laquelle je m’étais trouvé de vraies affinités,et une réelle capacité de compréhension.Sans parler de ma propension naturelle à observer,inviter au dialogue,écouter…bon,je flatte mon amour propre,mais je suis intimement convaincu d’avoir le potentiel pour faire un bon psychothérapeute.
J’en suis convaincu,mais…aucune formation en sciences humaines autres que mon histoire personnelle,et mon Deug de Psycho avorté,il y a bien longtemps,à cause…d’une dépression nerveuse !J’avais alors la vingtaine.Aujourd’hui,alors que je réfléchis à une reconversion,c’est encore cette envie qui me tient.
Mon histoire est assez unique : abandon en bas âge,passage par les institutions de l’ASE,démélées avec le père,décision de placement définitif,adoption,recherche de mes origines,rencontre de mes 3 demi-soeurs et 2 demi-frères,reprise de contact avec une autre demi-soeur côté paternel,ceci n’est qu’un édulcorant de résumé.J’ajoute évidemment le travail de recherche et d’introspection personnelle,une TCC de groupe,et je suis actuellement une thérapie analytique avec sophrologie (que je pratiquais en fait déjà sans le savoir).
Ces difficultés personnelles que j’ai rencontrées par le passé(phobie sociale à l’adolescence et dépressions,anxiété sociale,évitement) sont à mes yeux une force de plus pour envisager de devenir thérapeute.
Oui,mais…comment envisager de rempiler à la fac pour 5 ans,et ce en admettant que je n’opte pas pour l’enseignement à distance,et sachant que ce ne serait que pour avoir accès à une formation de psychothérapeute pour 4 ou 5 ans supplémentaires ? je ne parle pas du coût : débourser en moyennne la modique somme de 300O euros PAR AN,à financer par des revenus qui sont loin d’être ceux d’un cadre,sans compter les déplacements,dépenses annexes pour les livres et autres fournitures,et les honoraires pour mon thérapeute.
J’ai cherché des passerelles,des raccourcis,sans réel succès,et il n’est pour moi pas question d’intégrer des écoles qui mélangent les concepts fumeux tels qu’analyse transactionnelle,énneagramme,tarot et autre morphopsychologie.
Du coup,la résignation me gagne,et en même temps,toujours ce désir qui revient.
J’ai parcouru votre site avec interêt,appréciant l’état d’esprit pluridisciplinaire,l’ouverture,et le militantisme de bon aloi.Vous aurez peut être un avis ou des conseils éclairants.
Merci de votre attention !
Christophe Faure
-
Non, notre psychothérapie relationnelle ne sera pas monopolisée par l’université, qui d’ailleurs n’y connaît rien et n’a ni les capacités ni l’ambition de s’en occuper. Le titre générique de psychothérapeute peut demain lui appartenir, nous deviendrons psychopraticiens relationnels, le Cifp a déjà déposé le nom de psychopraticien multiréférentiel — à moins que nous ne parvenions à négocier un agrément juste des Écoles de qualité. Il est trop tôt pour en parler.
Il faut examiner sérieusement si vous pouvez vous avancer en psychologie par correspondance, d’une part, pour monter votre niveau académique, et d’autre part comment vous porriez entamer chez nous un début de cursus professionnalisant — onéreux puisque nous ne sommes pas subventionnés. En effet la tarologie et autres fausses sciences ne sont pas trop attrayantes pour une tête suffisamment bien faite.
Une phase intermédiaire de sensibilisation et vérification de votre capacité d’évoluer dans l’univers de référence de notre profession est envisageable. Pour mieux vous assurer de tout cela je vous propose une rencontre, qui nous permettrait de nous explorer mutuellement, et de déterminer ce qui est possible, au vu de votre réalité … et de vos désirs.
Bien cordialement, PHG
-
Non, notre psychothérapie relationnelle ne sera pas monopolisée par l’université, qui d’ailleurs n’y connaît rien et n’a ni les capacités ni l’ambition de s’en occuper. Le titre générique de psychothérapeute peut demain lui appartenir, nous deviendrons psychopraticiens relationnels, le Cifp a déjà déposé le nom de psychopraticien multiréférentiel — à moins que nous ne parvenions à négocier un agrément juste des Écoles de qualité. Il est trop tôt pour en parler.
Il faut examiner sérieusement si vous pouvez vous avancer en psychologie par correspondance, d’une part, pour monter votre niveau académique, et d’autre part comment vous porriez entamer chez nous un début de cursus professionnalisant — onéreux puisque nous ne sommes pas subventionnés. En effet la tarologie et autres fausses sciences ne sont pas trop attrayantes pour une tête suffisamment bien faite.
Une phase intermédiaire de sensibilisation et vérification de votre capacité d’évoluer dans l’univers de référence de notre profession est envisageable. Pour mieux vous assurer de tout cela je vous propose une rencontre, qui nous permettrait de nous explorer mutuellement, et de déterminer ce qui est possible, au vu de votre réalité … et de vos désirs.
Bien cordialement, PHG