domaine : résoudre un problème de vie, désir de comprendre, de se comprendre
guérison : pas de "rétablissement" mais une transformation de la personne, par une prise en compte du sens de sa vie élaborée par elle-même au cours d’un dialogue processuel. Le patient n’est pas là en tant que malade.
Toute maladie éventuellement conjointe est prise en charge par le médecin ou le psychiatre auquel le psychothérapeute relationnel adresse son patient à tout moment utile. Corrélativement, le psychothérapeute relationnel s’enquiert, quand il est alerté, de la démarche médicale de son patient.
types d’intervention : conseil (i.e. délibération face au psy), soutien, processus d’évolution personnelle et d’intelligence sensible de soi, narration de soi.
symptôme : le symptôme comme sens de l’histoire du sujet à découvrir — herméneutique
soin : celui pris de soi, souci de soi [vs. soin médical, administré]
durée : plusieurs fois, plusieurs mois, plusieurs années, indéfiniment en cas de chronicisation. Ne pas oublier qu’en la matière la durée constitue souvent le facteur déterminant de succès (durable), toutes disciplines confondues.
hypothèse de l’inconscient : prise en compte, sinon, travail avec les processus inconscients
transfert : action fondée sur la relation et le transfert (parfois décliné sous des concepts voisins)
intersubjectivité : écoute, dialogue, interpellation
élaboration :
a) émergence de sens ;
b) sous son aspect volontariste méthode active, appelée travail
pulsion : privilégie la pulsion de vie, souvent nommée énergie. Concept de croissance.
sexualité : positionnements théoriques variés
émotion : travail avec la dimension émotionnelle et psychocorporelle ; non à l’abréaction, oui à la catharsis (redéfinie comme débouchant sur un réaménagement, conscient ou non, finalement sur une élaboration verbalisée)
phénoménologie : méthodes actives, influence de l’existentialisme
appellation : la psychothérapie relationnelle, champ disciplinaire réparti en moins d’une dizaine de champs disciplinaires ou écoles de pensée.
— la thérapie (qui ne se désigne ordinairement pas comme psycho-thérapie) cognitive ne relève pas de ce champ, ni le systémisme (dont il existe toutefois des versions psychanalytiques et relationnelles : exmples de psychothérapie intégrative) .
— la psychothérapie multiréférentielle relationnelle articule en entités pertinentes plusieurs disciplines cohérentes dans le champ relationnel, selon des modes d’articulations variés.
savoir sur soi, de soi : c’est la personne qui sait (peut savoir, peut ne rien vouloir savoir)
rapport au corps, proximité : la respiration, le mouvement et l’émotion peuvent être pris en compte, ce qui requiert une formation très spécialisée (et de longue durée), l’objectif restant l’élaboration en vue de symbolisation. Plus le rapprochement devient possible plus la formation doit être rigoureuse.
positionnement dialogal : le psychothérapeute relationnel "répond (pas obligatoirement) quand on lui parle". Il travaille souvent en face à face (sous le regard), jamais systématiquement en face à dos.
diagnostic : diagnose
psychopathologie : plusieurs modèles d’éthiopsychopathogénie.
formation :
a) initiale : expérientielle didactique (généralement de reconversion) dans le cadre d’écoles agrées (5 années universitaires minimum à l’Affop — entre 1500 et 2000 heures), à l’issue de et s’accompagnant d’un processus personnel psychothérapique ou psychanalytique : formation-transformation
b) permanente : au sein de sociétés savantes.
éthique [1] : code de déontologie (cf. 5 critères).
- inscription : au sein d’organismes titularisants, 5 critères [2], annuaires.
pratique : surtout en libéral (interdit professionnel actuel en institution)
statut juridique : néant.
pratiques sectaires : hors du domaine. Offres d’aide aux institutions anti-sectes et aux victimes.
drogues : non usage.
