1 — Certificats de formation, diplôme
1 — CHAQUE CYCLE donne lieu à la délivrance d’un CERTIFICAT DE FORMATION à ceux qui en font la demande et ont répondu de manière satisfaisante aux exigences du cursus correspondant dont le détail figurera dans le certificat.
a) Ce certificat ne correspond pas à un grade universitaire. Il n’est pas validable actuellement comme tel auprès des établissements d’enseignement public ou pour postuler à un emploi dans la fonction hospitalière. Il convient par contre tout à fait à l’exercice libéral. Notre psychothérapie relationnelle multiréférentielle ferait merveille dans le système hospitalier : les corporatismes l’en préviennent. Elle se voit donc destinée d’abord au secteur libéral, où il y a beaucoup de travail à faire.
b) Ne pas oublier que l’université de son côté ne forme pas à l’exercice de la psychothérapie relationnelle, et que les psychologues cliniciens sortis de l’université peuvent s’ils veulent pratiquer éthiquement quérir la formation complémentaire nécessaire auprès d’une École telle que le CIFP.
c) Comme chacun sait, l’université projette de réorganiser son secteur psychologie pour faire place d’une manière ou d’une autre à un cursus et diplôme de psychothérapeute universitaire, dont beaucoup pour des raisons diverses craignent qu’il n’aboutisse à une déqualification, le titre générique de "psychothérapeute" devenant de fait sous-titre [1]. Nous n’y sommes toujours pas mais pourquoi pas : de tels psychothérapeutes universitaires à venir, voisinant les psychologues cliniciens en moins psychanalytique, entreront massivement dans le cadre hospitalier, pour administrer principalement des thérapies à protocole d’inspiration cognitive. Nous souhaitons qu’ils soient bien formés, autre débat nous venons de le voir. Mais ils seront formés à tout autre chose. Par ailleurs si l’université produit des psychothérapeutes universitaires il ne s’agira pas d’un titre exclusif.
d) Il est certain que de tels néo-psys, techno-psy, officiers de santé mentale comme on les a diversement appelés, ne seront jamais, pas davantage que les psychologues, formés-transformés comme ceux qui sortent de nos écoles de psychothérapie relationnelle multiréférentielle bénéficiant de notre agrément professionnel tel qu’actuellement mis en place. Il s’agit en tout état de cause — hormis le fait important que pour l’instant rien de tout cela n’existe — de deux systèmes de certitfication distincts . Celui du CIFP de toute façon se trouve objectivement réservé aux étudiants plus âgés venant se former en reconversion la plupart du temps. Encore une fois, voir à Carré psy, il s’agit de deux professions différentes, complémentaires plutôt que concurrentes. En aucun cas l’une ne pourrait chasser l’autre.
e) On pourrait assister prochainemlent à la mise en place d’un secteur alternatif au cas où la loi serait conduite à stipuler que toute personne désirant exercer sous le titre générique de psychothérapeute doive être titulaire d’un Master 2 de psychologie : passeport d’État, l’essentiel résidant dans le poinçonnage universitaire pour une autre profession, carte d’identité non officielle validée par la seule profession. Une telle configuration disposerait qu’on ne puisse alors en France pratiquer la psychothérapie de son choix — et à terme la psychanalyse, ramenée purement simplement à faire figure de psychothérapie — que sous couvert de psychologie ou de médecine. Sans, remarquons-le, bénéficier nécessairement d’une formation spécifique sérieuse.
f) Psychopraticien relationnel
Dans ce cas les psychopraticiens relationnels ou multiréférentiels se trouveraient dans la position historique d’assurer le relais, sous ce nom probablement. Dans le fond rien ne changerait sauf l’usage devenu dans cette hypothèse réservé du signifiant psychothérapeute [2]. Les faits institutionnels sont têtus : nous existons et continuerons de tenir sur notre côté du Carré psy notre place et rôle, relatifs à notre compétence, recherchée par la partie de la population occupée du souci de soi auprès de nous précisément parce que nous demeurons les seuls capables de répondre au type de demande qui fonde notre identité et rencontre notre offre [3].
2 — À L’ISSUE des études — qu’on pourrait dire apprentissage, ce qui fait de nos étudiants des apprentis, le CIFP délivre son DIPLÔME au terme de la soutenance d’un Mémoire [4]. Ce diplôme
confère le titre exclusif et protégé par le CIFP de PSYCHOPRATICIEN MULTIRÉFÉRENTIEL® relationnel
donne accès au CERTIFICAT EUROPÉEN DE PSYCHOTHÉRAPIE INTÉGRATIVE [5], délivré par l’AEPI [6].
2 — Garanties, cautionnement professionnel solidaire, dimension institutionnelle
La garantie de notre système de formation privée ressortit actuellement de la responsablité et de la caution de l’AFFOP [7] — et de l’AEPI [8] en ce qui concerne le multiréférentialisme. Dans le cadre d’une reconnaissance au titre du pluralisme [9] le CIFP bénéficie du titre d’École agréée par le SNPPsy.
Cela en lien avec l’effort constant du SNPPsy [10] pour soutenir la profession. À l’heure actuelle aucune contrainte légale spécifique n’encadre notre exercie professionnel, ce qui requiert de la part des Écoles un soin et une rigueur d’autant plus importants.
3 — Démarrage personnalisé. Le CIFP reste soucieux de deux impératifs conjoints
A — que le commencement de l’exercice professionnel sous le contrôle et la responsabilité de l’École corresponde au moment où l’étudiant est réellement prêt, ce qui peut vouloir dire avant la fin du cursus de formation — celui-ci se poursuivant —. Cela s’applique en particulier à ceux et celles qui bénéficient d’une avance due au fait d’avoir entamé depuis longtemps avant leur arrivée à l’École une psychothérapie ou psychanalyse, et d’avoir déjà engagé par ailleurs des études en particulier en psychologie, en médecine, en psychothérapie, en philosophie ou autres domaines des sciences humaines et des arts ; à noter toutefois que la conduite de groupe psychothérapique nécessite toujours d’avoir au préalable franchi le préalable de l’observation et assistanat.
B — que cette "avance" ne se trouve pas mal évaluée. En fait, un étudiant peut entamer une première activité professionnelle autorisée, sous conditions, ce qui constitue pour lui une expérience stagiaire, comportant supervision et tutorat par l’École et remise de projet et rapport de stage. L’observation et assistanat programmés au titre du C4 constitueront un apport et encadrement précieux pour une mise en route qui ne soit point hasardeuse. Au cours de laquelle l’étudiant obtient une autorisation limitée d’exercer, annuelle renouvelable, aux conditions d’encadrement de l’École [11]qui fait de lui un psychopraticien stagiaire. Les situations étant chaque fois singulières, l’encadrement du démarrage, personnalisé, demeurera empreint du souci de bonne méthode, accompagné du suivi nécessaire.
Un engagement précipité dans l’exercice professionnel par un étudiant insuffisamment mûr seraît dangereux et irresponsable, et pour tout dire anti-éthique. Correlativement, si un étudiant décidait de passer outre, le CIFP exigerait en se séparant de lui qu’il ne se réclame pas indûment d’une formation dont il n’aurait pas voulu appliquer les recommandations et les principes.
4 — Autorisation professionnelle finale
Lacan, souvent cité en l’occurrence, disant qu’on ne s’autorise que de soi-même, dut ajouter “et de quelques autres“. Son système n’a pas fonctionné comme prévu. L’affaire est à reprendre. À l’issue du cursus que nous vous proposons, nous vous aiderons à franchir le passage vers votre installation (un cadre spécifique correspond à ce stade au SNPPsy, réservé aux membres étudiants associés issus d’Écoles comme la nôtre), à entamer le processus conjoint d’auto-reconnaissance et d’agréement institutionnel.
Dès leur entrée dans la profession les étudiants du Cifp sont
liés par le code déontologie d’un des organismes titularisants de l’AFFOP.
contrôlés et soutenus par la supervision de leur travail
engagés dans un processus de formation continue
Ils recevront dès qu’ils en auront réuni les conditions une titularisation dans l’un des organismes titularisants de l’AFFOP (dont le SNPPsy).
